TCHERNOBYL: incurie + conspiration du silence = catastrophe au carré

La classique routine d'une catastrophe humaine. Avant, les responsables de la conception des réacteurs juraient que ces centrales étaient si sûres que l'on pouvait les construire sur la Place Rouge. Après, le gouvernement a comme premier réflexe d'étouffer la tragédie quitte à laisser des millions de personnes se faire irradier gravement ou mortellement. Il ne fallait pas troubler les cérémonies du 1er mai. Cette stratégie n'a pu être poursuivie car les radiations ont été détectées en Scandinavie et au Japon. La procédure, habituelle en Union soviétique, de sacrifier des millions d'innocents pour la survie du régime a, pour la première fois, échoué. C'était la vraie glasnot qui a dû surprendre Gorbatchev lui-même.

Cette carte situe Tchernobyl, au nord d'un lac sur le cours du Dniepr, entre Kiev, capitale de l'Ukraine et Minsk, celle de Belarus. Les vents soufflants au nord-ouest, c'est ce pays qui a été le plus touché.

Avril 2008, 22 ans après, des ONG dénoncent l'omerta de l'OMS et de l'AIEA qui tente de minorer les conséquences Tchernobyl. L'impossible décompte des victimes

Document secret signé par Andropov le 21 février 1979 concernant la construction de Tchernobyl.

Cliquer pour voir le facsimilé.

La ville de Kiev, dans le quartier de Podol, a érigé un musée à la mémoire des victimes. Emouvant et bien documenté! Pour ceux qui n'auraient pas l'opportunité de le visiter, quelques vues du Musée National Tchernobyl.


La grande conspiration du silence: URSS, Belarus, Ukraine, Onu, AIEA, etc...

Selon Histoire vivante (RSR) du 20.04.06: les villes de Gomel et de Moghilev en Belarus ont encore des zones ayant 37'000 bequerels par m2. 250'000 personnes non évacuées. 2 millions vivent encore dans des zones contaminées. Pas assez d'aide médicale, de nombreux cancers surviennent encore aujourd'hui selon le Dr Victor Rebeco
Memorial à Kiev érigé par les familles des victimes Encore une catastrophe où les victimes n'ont que leurs yeux pour pleurer!

Tchernobyl 20 ans après: Une commémoration contre l’oubli
En Biélorussie surtout, les effets durables de la catastrophe se font toujours durement sentir. La conférence internationale du 19 au 21 avril 2006 à Minsk, à laquelle participe la DDC, rappelle que 3 millions de personnes en souffrent encore.

Tchernobyl : l’ampleur réelle de l’accident
20 ans après, un rapport d’institutions des Nations Unies donne des réponses définitives et propose des moyens de reconstruire des vies

Selon le rapport de l'ONU (2005) moins de cinquante morts directes à la fin juin 2005.
Un rapport indépendant informe que les chiffres de l'ONU sur les victimes de Tchernobyl ont été sous-estimés. L'organisation internationale "Médecins pour la prévention de la guerre nucléaire" (IPPNW) a estimé que le bilan et les prévisions de l'ONU sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl étaient "sous-estimés".

Radioactivité. Dix-neuf ans après, un rapport indépendant contredit les conclusions officielles.
Dix-neuf ans après l'explosion de la centrale de Tchernobyl, deux experts indépendants ont rendu la semaine dernière les conclusions préliminaires d'un rapport sur la gestion de la catastrophe par les autorités françaises. D'après eux, les autorités n'ont pas transmis tous les éléments dont elles disposaient. Et quand elles les ont transmis, elles les ont d'abord maquillés.

Pierre Pellerin, directeur du Service central de protection contre les rayons ionisants déclare, le 28 avril 1986: «ça ne menace personne! sauf peut-être dans le voisinage immédiat de l'usine et encore…»
Extrait du livre de Jean-Michel Jacquemin-Raffestin
Tchernobyl, 20 ans après, cachez ce nuage que je ne saurais voir Edition Guy Trédaniel


Pour aider les enfants de : www.playcom.org.uk

Ministère des Affaires étrangères de la République de Belarus
Ul. Lenina 19
Consular Departement
222 030 Minsk
375 (172) 22 26 40

Institut médical de Minsk
Prospekt Dzerzinskogo 83
220 798 Minsk
www.msmi.minsk.by

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