22 décembre 1922 - 8 décembre 1991

8 décembre 1991, 3 communistes signent l'arrêt de mort de l'URSS! Quelques jours plus tard, le 25 décembre, le secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique, autre communiste, ferme la boutique! Quand aux biens du PCUS, à savoir tout sauf les objets personnels des individus, ils ne seront pas perdus pour tous le monde. Après le grand vol de 1917-18, les soldes de 1991, qui volent encore une fois le peuple!

Derrière la mythologie d'un régime encensé par une armée de larbins à son service (journalistes, artistes, écrivains…) avec de nombreux "idiots utiles" comme Wells, Romain Rolland, Sartre and Co, qui ont cru voir dans cette opération criminelle, anti-démocratique et négation constante des Droits de l'Homme ainsi que de tout humanisme, une nouvelle ère radieuse de l'humanité. Fallait-il être stupide!

Marc Ferro, après avoir été un des "idiots utiles" du mythe soviétique, cet historien retrouve un peu de lucidité sans s'excuser de sa complicité dans l'opération criminelle que fut la "grande révolution d'octobre". Il démontre que cet événement présenté comme "l'aboutissement de l'Histoire" ne fut que la prise de pouvoir contre le peuple d'un gang de salopards habillant d'idéologie sa voracité. En légitimisant la liquidation des classes dites exploiteuses, Marx fut la caution de ce crime sans précédent contre l'humanité.

En résumé et en vérité

L'Assemblée constituante, élue fin novembre 1917, ne permet pas à Lénine d'obtenir le pouvoir car son parti, le groupe majoritaire du Parti Ouvrier Social-Démocrate de Russie (POSDR) n'a obtenu que le quart des voix.

Parti
Résultat
SR Socialiste-révolutionnaire
46%
Bolcheviks POSDR majorité
25%
Mencheviks POSDR minorité
24%
KD Constitutionnel-Démocrates
5%

Pour contrer cet échec d'un parti minoritaire dans l'Assembleé constituante, Lénine crée, quelques jours après, la Tchéka, dénomination trompeuse car ce n'était que la police privée de Lénine.

Lénine, le fossoyeur du printemps démocratique de la Russie causa une guerre civile qui lui permettra d'obtenir, au prix du sang, le pouvoir absolu! Il reconstituera ensuite l'empire de Romanov, par la force et le sang, et le nommera de manière trompeuse Union des Républiques Socialistes Soviétiques, car cette union fut en réalité la colonisation de territoires au seul profit de Moscou. Cette colonisation fut imposée par le sang et maintenue par la terreur et la propagande.

Des soviets à l'URSS. La "Grande révolution d'octobre 1917", un putsch complété en janvier 1918 par un coup d'état.

La terreur rouge présentée comme une réaction à la contre-révolution fut, en fait, la cause de la guerre civile, d'une société se défendant contre un mouvement dictatorial et totalitaire usant de tous les moyens pour imposer son pouvoir. Premier acte, le 18 janvier 1918, il ordonne à un commando de bolcheviks de dissoudre l'Assemblée constituante: le pouvoir passe de la société à l'État, et dans l'État au parti bolchevik, et dans le parti bolchevik, à son chef qui fait des discours pour amuser la galerie mais qui tient en main la Russie, la Tchéka. La dictature de Lénine, mensongèrement qualifiée de dictature du prolétariat, étend sa main de fer, et se perpétua, à travers ses successeurs, jusqu'en 1991. Ce piège composé de déluge de propagande, de la construction d'un mythe par la falsification systématique de l'Histoire, d'un parti, d'un état, des soviets, du Komintern et d'un appareil répressif usant de l'assassinat et du massacres de masse, directement au ordre du parti, ce piège fut si puissant qu'il ne fut détruit que par son propre pourrissement commencé dès octobre 1917. Les nombreux témoignages de la terreur rouge furent "oubliés".

Car le bon communiste est aussi un bon tchékiste. Lénine au IX Congrès. A lire.

Le mythe du wagon "plombé". C'est cela qui emportait la fureur pour l'Allemagne qui détenait la preuve qu'il avait pu faire ce voyage et reçu de l'or pour faire la révolution et l'armistice de Brest-litovsk signé en décembre 1917, quelques mois après son retour. Il avait rempli sa mission pour le gouvernement allemand.

La division socialiste,vocable pour cacher l'exploitation colonialiste d'abord de l'empire soviétique, puis des démocraties populaires d'après 1945 et enfin des "pays frères" gagné par son expansion mondiale.

Comme la maffia qui tente de dissimuler son racket et activités criminelles derrière un prétendu "code d'honneur", le PCUS et son état, l'URSS, ce prédateur a toujours su habiller sa voracité sous l'«internationalisme prolétarien», la «coexistence pacifique», etc...


Et les dizaines de millions de victimes? Comment survivre et rester humain dans un régime inhumain. Quelques témoignages: Olga Adamova-Sliozberg.


La "Grande révolution d'octobre 1917" terminée en 1991 par un putsch manqué, le 18 août, puis réussi.

En 1991, l'URSS possède la plus grande armée du monde (40'000 blindés, 100 sous-marins nucléaires, etc…), le plus grand appareil idéologique (des centaines de milliers d'intellectuels y compris les "idiots utiles", de journaux, de la TV et de la radio, d'éditeurs,…), le plus grand appareil répressif (après la Chine communiste), avant plusieurs millions de fonctionnaires, un parti de 17 millions de membres , du contrôle de la production (du pain jusqu'au satellite), tout cela s'écroule. Le 25 décembre 1991, Gorbatchev, secrétaire du parti apparaît à la télévision et annonce la fin.

Que reste-t-il? L'empire léniniste était basé sur l'appareil répressif (Tchéka 1917, GPU 1922, NKVD 1934, KGB 1943) qui contrôlait aussi l'économie. L'appareil militaro-économico-policier est resté et il continue à dominer la Russie, caricature d'une démocratie parlementaire. Le président tient le pays grâce au FSB (nouveau nom du KGB d'abord maintenu), de Gazprom et de quelques banques, des principales chaînes de TV, de radios et de la presse. Certains journalistes sont victimes d'accident ou de balles qui passaient…C'est comme sous l'URSS sauf que la couverture idéologique du "marteau et de la faucille" a disparu. Le nouveau régime a tenu, contrairement à Lénine, rembourser les dettes extérieures de l'URSS. Quant aux dettes intérieurs, on peut encore longtemps, le peuple est une nouvelle fois volé, comme dans les années 1920.

Le conditionnement des individus a été tel qu'il continue malgré l'affaiblissement de certaines mesures du contrôle policier. Le deuil et la souffrance engendrée n'ont jamais pu être exprimée et continue à perturber. Aucun responsable n'a été jugé! Le contrôle de l'état sur la société civile, un moment affaibli après 1991, a recommencé sa progression. En avril 2007, la police a brutalement dispersé un rassemblement de l'opposition dimanche à Saint-Pétersbourg. Même chose la veille à Moscou où vit un autocrate avec sa cour qui tient le pays dans ses mains avides.

Les peuples de l'empire russe des Romanov détruit en 1917 ont été victimes du communisme, ennemi du peuple dont le leader, Lénine, fut le fossoyeur du printemps démocratique de 1917. L'idéologie marxiste, supercherie sanglante, qui promettait le bonheur de l'humanité n'a engendré, partout où elle a été appliquée, que la misère et l'horreur.

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