Février 1956: le rapport « secret » de Khrouchtchev au XXe Congrès du PCUS sur les crimes de Staline; Un faux espoir qui se termine dans le sang à Budapest en novembre 1956

Février 1956, le parti communiste de l'Union soviétique (PCUS) organise son XXe congrès rassemblant 1'436 délégués pour les 7,2 millions de membres du PCUS.

XXe Congrès du pcusXXe Congrès du pcus

Krouchtchev proclame la coexistence pacifique entre Etats à régimes différents et admet le passage au socialisme y compris par la voie parlementaire. Après avoir ainsi révisé doublement Lénine dont la statue domine le congrès:
  1. La révolution uniquement par le coup de force d'une organisation même très minoritaire comme le coup d'état d'octobre 1917 et
  2. L'action du Komintern, entreprise mondiale de subversion, de noyautage et d'espionnage, négation de la coexistence pacifique, dont l'avatar, le Kominform sera dissous le 17 avril 1956… mais pas le KGB qui continuera les mêmes actions en les joignant à ses nombreux directorats.
Une fois les invités priés de partir, il donne lecture d'un rapport sur les crimes de Staline. Dans cette nuit du 24 au 25 février 1956, Nikita Khrouchtchev révèle la vraie histoire du tyran mort depuis moins de 3 ans et enterré dans l'atmosphère de vénération de centaines de millions de communistes en l'absence des millions de victimes, bien évidemment. A propos des victimes, Khrouchtchev en oubliera des millions, dont les siennes… dont une partie qui reposent au polygone de Boutovo!

Affiche de 1936, une des rares avec Kaganovitch: [en haut] La vie est devenue meilleure, camarades, la vie est devenue plus gaie, vous réussirez dans votre travail (Staline) [en bas]“Stalinistes! Elargissez le front des stakhanovistes!” Alors que commence la Grande terreur, proclamer que la vie est devenue plus gaie démontre le manque total de vergogne des dirigeants communistes proférant les pires mensonges alors que le peuple souffre et subi la terreur!

Evidemment, cette affiche a été cachée plus tard, après la mort du grand bourreau des peuples, car elle montre la hiérachie: Staline, Kaganovitch, Khrouchtchev qui, dès 1936, participe à la Grande terreur, ce qu'il oubliera de rappeler dans son rapport « secret » au XXe congrès du PCUS. Visiter à Moscou, le polygone de Boutovo ou reposent 20'000 victimes de Khrouchtchev
Mars 1953, le monde communiste pleure le bourreau pas les millions de victimes. Ici, l'hommage du PCF! Lénine, son fils spirituel Staline, leurs acolytes, une brochette d’assassins impunis: Molotov, Kaganovitch moins les liquidés Automne 1956, le peuple hongrois, croyant Khrouchtchev, règle son compte au "petit père des peuples", mais Khrouchtchev noiera dans le sang cette lutte de libération. oubliant ses belles promesses…

La mort du "petit père des peuples" avait ouvert une lutte aux couteaux - quelques uns ont été liquidés comme Béria - la troïka (Malenkov, Beria et Molotov) a été supplanté par Nikita Khrouchtchev qui a trempé dans les crimes de Staline et qui demeure communiste. Alors, pour se déculpabiliser et se maintenir au pouvoir, Khrouchtchev lit son rapport « secret » dont le New York Times publiera des premiers extraits le 16 mars déjà. La méthode, un mensonge à trois étages comme une fusée Soyouz:

  1. mettre toute la faute sur Staline, mauvais chef de guerre et massacreur de bons communistes. A ce propos, une étude récente sur la Grande terreur, démontre que les chiffres établis sous Khrouchtchev - 681 692 personnes fusillées en 1937-1938 - sont inférieurs à la réalité. Cela fait environ 2'000 personnes fusillées par jour (Guernica - 1 jour 200 morts). Dans les régimes communistes, ce qui fonctionnent toujours, c'est la répression et la propagande.
  2. affirmer que Staline n'était pas un vrai communiste et aurait dévoyé l'utopie "généreuse du marxisme-léninisme". C'est le fumeux "culte de la personnalité", version communiste du "Führer prinzip" qui serait le coupable. Plus c'est gros…;
  3. filtrer la dénonciation des crimes et massacres commencent en 1936, ceux de Lénine sont ainsi ignorés de même le fait que le régime qui a permis à Staline de commettre tant de crimes a été forgé par Lénine qui a créé Un état contre le peuple.
  4. oublier Katyn, la déportation de 1,5 millions de Polonais dans la zone attribuée par le pacte germano-soviétique, et des autres massacres sont "oubliés”. A noter que Khrouchtchev, en charge des territoires conquis, étaient personnellement impliqué!
  5. omettre le goulag et tous les crimes prouvant que Staline était l'ennemi du peuple!

Khrouchtchev n'a pas un seul mot pour les dizaines de millions d'innocentes victimes, la plupart ouvriers et paysans, et aussi les koulaks, les Chrétiens, et autres "ennemis du peuple" et ceux de la grande famine d'Ukraine, etc… Dans l'article de Karol, on apprend que suite au rapport "secret" qu'une poignée de membres du parti avaient demandé la réalisation d'un mémorial pour les victimes de Staline. On l'attend toujours!

En fait, au lieu de casser les milliers de statues de Staline, il aurait été mieux de les placer en chaque lieu où un être humain ou une foule a été tuée sur ordre du "grand bourreau des peuples"?

comme les 1100, proche de St-Petersbourg, Moscou (Lioubanka, Monastère Donskoy, Boutovo, Kommunarka), Léningrad (Levashovo), Solovki, Novgorod (Borovichi), Iaroslav (isolateur), Koursk, Toula, Lugansk, Voronej, Medvezhegorsk (Sandormokh), Vorkuta, Cheliabinsk (La montagne d'or), Tomsk (Kolpashevo), Khabarovsk, Vladivostock, Gorno-Altaïsk, la péninsule de la Kolyma, au Kazakhstan à côté d'Alma-Ary, en Lithuanie proche de Vilnius, Kouropaty en Belarus proche de Minsk; en Ukraine proche de Kiev (Bykivnia), Piatykhatky au nord de Krivoy Rog, Dergatché au Nord-Ouest de Kharkov et Donetsk (Ruchenkovo), de même qu'à Poltava et Vinnytsa (milliers d'exécution en 1937), la Moldavie le 13 juin 1941, la Pologne orientale le 17 septembre 1939, Lvov le 22 septembre 1939, l'Anschluss letton en 1940, Géorgie (1924), Mongolie (1924), etc… Sans oublier Katyn et l'Espagne (Albacete, Alcala de Henares et Barcelone, le 3 mai 1937), etc…

metro moscou
Dans le régime communiste, le peuple comme classe sociale est adoré, mais le vrai peuple, on s'en fout, il peut crever!!! Ce qui compte, c'est la la justesse de la ligne politique qui doit être en accord avec Marx-Engels-Lénine ainsi qu'avec le chef du parti. Et quand des erreurs ont provoqué des millions de morts, on avoue qu'on ne peut pas faire une omelette sans casser des oeufs. C'est l'épitaphe des victimes qui ont le tort d'avoir été là au mauvais moment.

Cette absence totale de compassion se retrouve aussi chez tous les anti-fascistes staliniens! qui luttaient contre un mal pour en servir un, encore pire.

Photographie de la station de métro Pobedy Park (musée victoire de la grande guerre patriotique).

Le texte du rapport secret de Khrouchtchev avec les commentaires sur cette manipulation visant à justifier son coup de force pour la prise du pouvoir et à sauver son fonds de commerce, le marxisme-léninisme.

Ces dizaines de millions de vies humaines bouzillées, dont des millions assassinées ne serait que la mauvaise interprétation du marxisme-léninisme contaminé par le culte de la personnalité. Ouf, on a eu chaud - Marx et Lénine, ni coupables ni responsables - et quelle consolation pour les victimes! En fait, justifier son soutien au marxisme par la justice sociale, quelle profonde imbécilité: aucun système n'a assassiné autant d'ouvriers, de paysans et de petites gens qui constituaient 85% des prisonniers du goulag! C'est pour cacher la réalité du socialisme réel que Khrouchtchev a caché le rapport Pospelov dont il s'inspire et qui réalisé par un accès quasi total aux archives, prouve l'ampleur de l'horreur!

famine en russie
La population russe (famine de 1922, plus de 5 millions de morts) dans la joie après la victoire
de la “grande révolution d'octobre” qui a éliminé les odieux capitalistes et les nobles dégénérés qui exploitaient le peuple.

Lénine + Staline = 30 millions de morts, ils sont les pires ennemis du peuple qui a été trompé mais, la terreur ayant été mis en place, rien ne pouvait plus arrêter la spirale de l'inhumanité. Le quotidien français, “L'Humanité” devrait s'appeler “L'Inhumanité”

Les victimes de Staline

A travers des centaines d'assassinats (Kirov 1934, Trostki 1940), les 3 procès de Moscou, ces crimes ne sont que l'arbre qui cache la forêt. Ces milliers de membres du parti ne doivent pas oublier les millions de victimes du peuple: paysans qualifiés de koulak, ouvriers soi-disant saboteurs, chrétiens ou musulmans, bouddhistes, musulmans, membres des classes dites exploiteuses, peuples nomades (en particulier, Staline termina le génocide des Cosaques commencé par Lénine),. Tout ce qui peut s'opposer au pouvoir ou qui ne rentre pas dans le moule de l'esclave soviétique, soi-disant homme nouveau, tous doivent être liquidé! Bilan de 1923 à 1953: plus de 20 millions. Même son enterrement., le 9 mars 1953, provoque encore une centaine de victimes.

Khrouchtchev, un apparatchik-assassin dont l'ascension fut faite par la mort de centaines de milliers d'innocents

Stéphane Courtois La Révolution Hongroise de 1956 Nouvelles Approches, Communisme 88-89, 2006-2007, page 51. Et en 1934-1935. comme chef communiste de la ville de Moscou, il supervisa le chantier du métro qui, conduit dans des conditions techniques déplorables, entraîna la mort de centaines d'ouvriers, mais lui assura… l'Ordre de Lénine, sa promotion au Comité central, sa présence sur le Mausolée de Lénine avec les principaux dirigeants lors des cérémonies et son statut de «chouchou» de Staline. Nomme chef de la province de Moscou - 11 millions d'habitants sur un territoire équivalent - l'Angleterre et au Pays de Galles réunis -, Khrouchtchev pariticipa activement à la Grande Terreur. A Moscou d'abord où, avec son aval, 35 des plus hauts responsables de la ville - sur 38! - furent exécutés, tandis que 136 des 146 dirigeants des autres villes et districts de la province étaient condamnés, la plupart de ses adjoints directs étant assassinés. Le 27 juin 1937, le Bureau politique décida pour la province de Moscou d'un quota de 35'000 «ennemis» à arrêter dont 5'000 à exécuter ; le 10 juillet, Khrouchtchev fit rapport à Staline de ce que 41'305 «criminels» avaient été arrêtés et qu'il en avait affecté de son propre chef 8'500 en « 1ère catégorie » - fusillés [ndlr: ils reposent au Polygone de Boutovo]. A l'époque, le futur Premier sécrétaire était en excellente relation avec le chef de la Grande Terreur, Iejov, qui avait été son responsable auprès du Comité central quand il était chef de la cellule de l'Académie inustrielle, et avec qui il figurait - certes au dernier rang - sur une grande affiche de 1938 présentant les onze principaux personnages du régime, … ce même Iejov qu'il accusait de tous le crimes vingt ans plus tard. […] Page 52: Sans plus entrer dans les détails, on aura compris que le sympathique bonhomme accceuilli en loyal challenger par les Américains en septembre 1959 et en héros par les communistes français lors de sa visite en France au printemps 1960 était en réalité un apparatchik-assassin de première grandeur.

Une série documentaire française sur Les Témoins du goulag: 7 fois 60 minutes.

Avec Khrouchtchev, c'est enfin le “bon” communisme de retour sauf que Staline demeure un grand chef marxiste-léniniste pour de nombreux communistes dont le PCC qui accuseront Nikita d'être un révisionniste. Mao Tsétoung appliquera en Chine la même politique qui provoquera encore plus de victimes sans compter le Cambodge et les autres. Le marxisme-léninisme, notre idéal destructeur, alors que la chanson le promettait libérateur! Des naïfs croyant à la fin du stalinisme, pensant que le communisme et la liberté seraient compatibles, essaient à nouveau de vivre. Le 22 octobre 1956, Budapest se soulève contre l'occupant soviétique. Mais Khrouchtchev, "champion de la coexistence pacifique", envoie des troupes le 4 novembre: une une répression faisant 20'000 morts comme il le fit en juin 1953 à Berlin. Quant au “printemps d'octobre” polonais en 1956, il fut aussi étouffé. Khrouchtchev n'hésite donc pas à user de la force comme Staline. Margerete Buber-Neumann, livrée par Staline à la Gestapo, suite au pacte germano-soviétique. Son témoignage renseigne sur le goulag et Ravensbrück, un camp de concentration nazi. En anglais: Under Two Dictators (Londres, 1950)

Depuis février 1956 commence une déstalinisation et ce n'est que le 1er novembre 1961 que son cadavre fut enlevé de son mausolée. Où est-il maintenant? Un exemple de “déstalinisation”, le bâtiment de la direction de l'université de Volgograd, ancien Stalingrad. Sur la façade, encore Marx, Engels, Lénine et plus de Staline. Quand les maîtres du “grand bourreau des peuples”, Lénine et Marx, seront-ils aussi jetés à la poubelle de l'Histoire, selon la formule de Trotski?


Université de Volgograd, ex-Stalingrad, Staline a été effacé, mais restent Lénine, Engels et Marx. Encore un effort!

Comment Béria fut liquidé par Monsieur K Lors de la séance du Comité Central le 23 juin 1953, Krouchtchev accuse Béria d’être un "agent de l’impérialisme" et le fait arrêter avec l'aide de Joukov. Pourtant le chef du KGB, dès le 10 mars avait tenté de se faire pardonner en annonçant une amnistie pour tous les condamnés à moins de 5 ans de prison, un million de personnes. Emprisonné et exécuté le 23 décembre 1953, son corps brûlé. Accusé d'être un agent de l'impérialisme (l'impérialisme soviétique!), son procès avait eu lieu à huis clos en août 1953.

La troïka de Malenkov, Beria et Molotov qui prend le pouvoir à la mort de Staline perd son élément le plus puissant par l'action de Krouchtchev qui manoeuvre ensuite pour que Malenkov abandonne son poste de président du Conseil des ministres, ce qui fut fait le 8 février 1955. Il est remplacé par Boulganine, un personnage médiocre. Krouchtchev a donc les mains libres pour aborder le 14 février 1956, le XXe Congrès. Et ceci d'autant plus que Lazare Kaganovitch, le fidèle lieutenant de Staline, le boucher du Donbass a été également mis sur la touche. Khrouchtchev a pris le pouvoir avec les mêmes méthodes que Staline. Le soi-disant renouveau du communisme, c'est toujours la même saloperie.

Annexes: Voyage au bout de l'horreur

- Les congrès du PCUS
- En 1956, Nikita Khrouchtchev évoque les "excès" du "culte de la personnalité". Le Monde 26.02.03.
- 50 ans après, c'est toujours le grand silence de la gauche à une exception près, Le Courrier du 26 février 2006. Dans cet article de Charles Philiponna, il y a enfin 2 lignes sur les millions de victimes innocentes! Mieux vaut tard que jamais.
- La vérité sur le rapport Khrouchtchev PAR UN BOLCHEVIK?!? L'article de Karol a le mérite de révéler encore des faits importants, preuve que le constant travail de désinformation continue de fonctionner. A aucun moment Khrouchtchev ne s'attaquait à la racine même du régime installé après la mort de Lénine ET ENCORE A CELUI INSTALLE PAR LENINE LUI-MEME à la suite du coup d'état d'octobre 1917. Ainsi Karol se révèle un vrai partisan de Lénine et négationniste des crimes provoqués par son idole. Toujours le négationnisme des crimes communistes de la gauche y compris par le NouvelObs.
- Bibliographie (début)
- Le XXe congrès, un répis dans la longue agonie de l'URSS.
- Le XXe congrès relaté par la "Voix ouvrière", organe du parti suisse du travail, succursale en Helvétie du parti communiste de l'Union soviétique.
- Biographie de Nikita Sergueievitch Khrouchtchev par le Prof. E. Weibel
- Le rapport Khrouchtchev a basé son rapport sur celui de la Commission Pospelov. Nicolas Werth analyse dans le chapitre 19 de "La terreur et le désarroi: Staline et son système" comment Khrouchtchev a omis de nombreux massacres de masse mentionné dans ce rapport dont les arrestations, les tortures, les exŽcutions et les dŽportations qu'il a ordonnŽs quand il a soviŽtisŽ la Pologne orientale dont une partie a ŽtŽ rattachŽe ˆ l'Ukraine.
- «Histoire d'un "pré-Rapport secret". Audaces et silences de la Commission Pospelov, janvier-février 1956»

Ou est enterré Nikita Khrouchtchev? A côté du polygone de Boutovo?


En plus d'être le bourreau de la Russie, Staline a été aussi celui de sa famille.

Le fils de Staline se serait suicidé: Officiellement, il était mort lors d'une tentative d'évasion du camp de Sachenhausen le 15 avril 1943. Mais d'après ce qu'affirme le Pr John Erickson dans le « Sunday Telegraph » daté du 30 juillet, Jacov Djougachvili, fils ainé de Joseph Staline, se serait suicidé. Non seulement il se serait donné la mort en se jetant sur les barbelés électrifiés du camp où il était interné par les Allemands, mais en plus il l'aurait fait par dégoût des horreurs commises par son père, en particulier le massacre par les communistes de 22'000 officiers et notables polonais à Katyn. Lieutenant dans un régiment d'artillerie de l'Armée Rouge, il avait été fait prisonnier par la Wehrmacht le 16 juillet 1941. Son père avait déclaré: “Il n'y a pas de prisonniers de guerre, il n'y a que des traîtres.” C'est après douze années d'enquête pour recueillir des témoignages que le Pr Erickson a finalement conclu sa thèse.

La seconde femme de Staline, Nadejda Alliloueva, se suicidera en 1932 après lui avoir donné deux enfants. Quant à sa fille, Svetlana Alliloueva, elle s'est exilée à la première occasion aux USA où elle a publié en 1979 “Twenty Letters to a Friend”, Londres.

Quant à l'affirmation que parmi les internés soviétiques en Suisse rapatriés vers l'URSS (dont apparemment un fils de Staline interné au Palais de Beaulieu), source http://archives.24heures.ch/VQ/LAUSANNE/-/article-1998-04-826/si-l-apres-guerre-nous-etait-conte--i--une-suisse-aux-multiples-visages-des-gi-s-americains-en, elle semble infondée.

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