TIANANMEN 1989-2009: 20 ANS

Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, le parti communiste envoie l'armée avec ses tanks contre les manifestants
Encore un printemps démocratique noyé dans le sang par un communiste: de Lénine (1917) à Tiananmen (1989) en passant par Budapest (1956), Prague (1968), Phnom Penh (1974), Lhassa (1989)

Le plus des grands ennemis du Tibet, de son peuple et de son gouvernement légitime en exil depuis 1959, est la Chine communiste ayant à sa tête, Hu Jintao, le secrétaire du Parti communiste chinois et chef de République populaire, du parti-état comme tout les régimes communistes. Et comme dans ses régimes, les dirigeants qui prétendent servir le peuple ne sont, en fait, que de dangereux prédateurs qui vivent aux crochets du peuple, pourrait sur la bête, provoquant si nécessaire à leurs états égoïstes et sordides, des larmes et du sang. La liste est bien longue des déportations massives, des massacres de masse comme la nuit du 3 au 4 juin 1989, durant laquelle l'armée populaire tire sur la foule des manifestants, provoquant la mort de on se sait combien de gens. Ensuite, la police politique au service du régime communiste traquent, arrête et parfois exécute encore, comme à Berlin (1953), Budapest (1956), Prague (1968), Kronstadt (1921), etc.… Ce qui est sûr, c'est que 20 ans après des Chinois montrent à des télévisions étrangères des photos de leurs proches disparus cette nuit, dont ils savent rien et encore moins où reposent le cadavre de leur cher disparu. Une preuve de plus que ce n'est pas le peuple chinois, victime lui aussi de la répression d'un régime communiste, mais le parti communiste chinois qui est l'ennemi no 1. A noter que le Dalaï lama, chef spirituel et du gouvernement en exil, gouvernement légitime tout au contraire du gouvernement de la Chine communiste, élu par le parti communiste, c'est-à-dire 74 millions sur un milliard de citoyens potentiels, vu qu'ils ne votent jamais, ou pour des broutilles.

Selon Deng Xiaoping, les manifestants n'était qu'«une masse de déchets sociaux» et une «clique contre-révolutionnaire», donc le parti pouvait ordonner à la police et à l'armée de tirer dans le tas! C'est ce fut fait durant la nuit, les journalistes ayant été expulsés, le massacre a pu avoir lieu, et cela fait des équipes avec des machines à nettoyer des surfaces industrielles ramassèrent les morceaux et lavèrent le sang, afin que le jour suivant, Tiananmen reprennent son aspect normal. Evidemment, la police a procédé les jours suivants à des milliers d'arrestations, comme d'habitude, mais de manière discrète. Bilan: de 241 à plusieurs milliers de morts, et des milliers d'arrestations. On ne le saura qu'après la chute du régime communiste chinois!

Chronologie : il y a 20 ans, le “Printemps de Pékin”

 Tiananmen

Des manifestations avaient occupé la place Tiananmen durant sept semaines. La répression de la “rébellion contre-révolutionnaire” aurait fait de 241 morts à plusieurs milliers, et des nombreuses arrestations.

20 ans plus tard, le régime communiste effectue des arrestations préventives et censure internet, une fois de plus.

Interview par Pascale Nivelle (Libération) de l’intellectuel Zhou Duo qui raconte l’histoire interdite du 4 juin et le naufrage des idées qui s’en est suivi. Il fait remarquer ce que tous occulte: “La Chine reste marxiste, ne l’oublions pas.” Zhou Duo rappelle que le printemps de Pékin était une menace sérieuse contre le régime communiste et son état-parti. Manifester pour la séparation des pouvoirs, la dissociation du parti et de l'état, c'était attaquer un des moyens qui permet au parti communiste d'imposer son pouvoir, tout en autant que la propagande totalement fallacieuse, d'un parti au service peuple… un peuple qui n'est jamais réellement consulté! Comme Lénine qui a trompé en faisant de la dictature du prolétariat, en réalité la dictature du parti sur le prolétariat.

archives de Tiananmen Les archives de Tiananmen, Zhang Liang, Pseudonyme pour protéger l'auteur.Edition du Félin 2004

Après avoir été publié aux Etats-Unis en 2001, sous le titre de "Tiananmen papers". C'est la retranscriptions des débats des hauts dirigeants, des notes de réunions au sommet dur régime.

Tiananmen, le 4 juin 2009. Le parti a donné ses ordres: la place et ses environs sont quadrillées par des esquades de policiers en uniforme ou en civil, les journalistes étrangers empêchés d'atteindre le lieu et des escouades de “touristes” ont été formées pour faire croire que c'est un jour comme les autres. Une mère de Tiananmen a pu néanmoins s'exprimer sur la 2e chaîne française: elle montre la tombe de son fils et quelques objets qui lui ont appartenus.

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