TIANANMEN 1989-2009: 20 ANS
Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, le parti communiste envoie l'armée avec ses tanks contre les manifestants

Le Parti communiste chinois qui tient le pays sous sa coupe depuis 1949 a l'air de se porter bien comme le montre son 17e Congrès et ses précédants. Piqûre de rappel: la parade du 60e anniversaire de la RPC: le PCC est ses 74 millions de membres, forment une nouvelle classe, bourgeoise, capitaliste et colonaliste. Hu Jintao, “boucher de Lhassa”, 1989 comme Tiananmen, suit la route du grand timonier.
La Chine d'après Mao. Après la faillite de Mao, Deng structure le pays pour partir à la conquête du monde. Son modèle concilie dictature du parti et libéralisme économique sous contrôle et au profit de l'oligarchie que constitue le parti. Qu'importe le sytème, ce qui compte c'est que la nouvelle classe dirigeante garde le pouvoir!
La répression continue, plus discrète mais toujours dans le but de détruire les individus, de formater les survivants, comme depuis 1949 et même avant. Le régime communiste est intrinsèquement terroriste, car son affirmation d'être le parti du peuple est une totale imposture.
A la veille de Pékin 2008, l'affirmation selon laquelle les JO favoriseraient un alignement de la Chine sur les pratiques internationales y compris en matière de droits de l'homme, cette affirmation du Comité olympique se révèle être ce qu'il a toujours été: une pure escroquerie! Mais un mensonge, cela sert à gagner du temps!

De plus, la promesse des socialistes de créer une société égalitaire aboutit, dans les phases extrêmes, à une société de deux classes: la grande majorité forme la classe des victimes ou des cobayes, et le reste, la classe des bourreaux (en fait les leaders avec l'armée et la police à son service). Une société égalitaire: une promesse pour les idiots utiles.

La «Grande révolution culturelle prolétarienne»: un des pires épisodes de la République populaire chinoise.
La face cachée du communisme (suite et hélas pas la fin) ou
Comment le marxisme qui a produit tant d'horreurs continue à être toléré et même encensé?
mao méga criminel

Dans une dictature contrôlant tous les aspects de la vie du peuple (évidemment pour son bien: celui du peuple ou celui du parti?), cet événement ne pouvait commencer que par un fait en apparence anodin. A la fin du mois de mai 1966, le 29 pour être précis, une organisation de gardes rouges se créa à l’Université Tsinghua. Naissance spontanée ou manipulation? Quel prétexte? depuis l'automne dernier a commencé une campagne de presse contre les milieux intellectuels et universitaires. Evidemment, cette campagne est orchestrée par le parti communiste qui a le monopole complet sur les média. Mais qui tire les ficelles? Qui met en marche et nourrit le mouvement?

Réponse 10 semaines plus tard quand, le 16 août 1966, du haut de la porte Tiananmen, Mao et Lin Biao se font acclamer par plus de 10 millions de « Gardes rouges » inspirés par leur bible le «Petit Livre rouge». Les jeux sont faits, on ne joue plus! Combien de cocus présents et à venir? Parmi eux, Lin Biao mort le 13 septembre 1971 quand son avion se serait écrasé en Mongolie alors qu'il fuyait en URSS. C'est l'explication officielle dévoilée en 1972 seulement prouvant ainsi qu'il était un agent du révisionnisme!

Par contre la liste des victimes s'allonge chaque jour! La chasse aux «ennemis de la révolution» avait été ouverte le 8 août quand le comité central du parti communiste chinois avait été informé d'un projet de loi concernant les « décisions sur la grande révolution culturelle prolétarienne » ordonnant au gouvernement de purger le parti communiste et les intellectuels.

En fait, il s'agit d'une auto-purge puisque c'est le PCC qui ordonne à l'Etat de le purger. Et de quelle maladie souffre le PCC pour qu'il aille encore besoin d'une purge? *** Resterait-il toujours des «ennemis de la révolution» 17 ans après la prise du pouvoir alors que la terreur propre à tout régime marxiste a fonctionné pleinement: la Chine sous Mao, et cela bien avant la prise du pouvoir, est une succession de campagnes visant à destituer les « droitistes », les «opportunistes de gauche», les « bourgeois », les agents du Kuomintang ou la « réaction », les riches, vrais ou supposés, tous ayant été liquidé tout de suite: le communisme un racisme social qui détermine qui peut vivre! ***. Il semble que oui, car le mal est décrit par cette déclaration du PCC reproduite dans Wikipédia: “La Grande Révolution culturelle prolétarienne vise à liquider l’idéologie bourgeoise, à implanter l’idéologie prolétarienne, à transformer l’homme dans ce qu’il a de plus profond, à réaliser sa révolutionnarisation idéologique, à extirper les racines du révisionnisme, à consolider et à développer le système socialiste. Nous devons abattre les responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste. Nous devons abattre les sommités académiques réactionnaires de la bourgeoisie et tous les “monarchistes” bourgeois. Nous devons nous opposer à tous les actes de répression contre la révolution. Nous devons liquider tous les génies malfaisants. Nous devons extirper énergiquement la pensée, la culture, les mœurs et coutumes anciennes de toutes les classes exploiteuses. Nous devons réformer toutes les parties de la superstructure qui ne correspondent pas à la base économique du socialisme. Nous devons purger la terre de toute la vermine et balayer tous les obstacles!” Petite erreur, car, en fait, la vermine, c'était Mao et le PCC, escrocs meurtriers qui continuent à vivre aux crochets du peuple!

***

Aujourd'hui, le racisme est combattu partout même quand il n'existe pas. Mais le fondement du marxisme, c'est le racisme social: pour le bien du peuple, il serait normal et juste de guillotiner les riches, les bourgeois, les nobles, et leurs serviteurs qui seraient encore pires que leurs maîtres. Pour être complet, il faut encore liquider l'église et la religion, le soutien des réactionnaires. Ceci fait, le peuple sera enfin libre et heureux. C'est le scénario du Manifeste communiste de 1848, livre malsain et pervers qui continue à trouver des partisans… et à faire des victimes.


Les masses imbéciles adorant leur bourreau!

Et vogue la galère! Et en avant pour les humiliations, les suicides, les assassinats et les massacres. Comme c'est beau le communisme qui libère et/ou exacerbe les pires côtés de l'homme: jalousie, envie, ressentiment, parasitisme, délation, vol et assassinat, etc! Mao a eu beaucoup de complices! Parmi les cibles de ce jeu de massacre, Confucius (551-479 av. J.-C.) accusé de tous les maux! Aujourd'hui, la Chine vivrait une grande renaissance confucéenne, mais après un tel massacre du passé, il faudra du temps, au moins deux générations.

"Le communiste doit être toujours prêt à défendre fermement la vérité, car toute vérité s'accorde avec les intérêts du peuple. Il sera toujours prêt à corriger ses fautes, car toute faute va à l'encontre des intérêts du peuple." (Du gouvernement de coalition, 24 avril 1945)

"Le peuple, c'est moi" Mao devenu un dieu vivant! Plus fort que "L'Etat, c'est moi" de Louis XIV. Entretemps, il y a eu la joyeuse révolution française. Quand on nous affirme que l'ancien régime, c'était l'absolutisme odieux, en comparaison des régimes communistes, c'était le Club Med. Quand on pense que le portrait du plus grand assassin de tous les temps trône toujours sur Tiananmen, cela fait douter de l'humanité dont l'histoire se résume à: "Tant qu'il y aura des idiots utiles"!

Donc la lutte contre les religions vise à ce qu'il ne reste qu'un seul objet d'adoration: le leader du part communiste!

Mao savait se mettre en scène pour duper les idiots utiles. Et il pouvait compter sur des journalistes pour faire sa pub, complices de l'horreur provoquée par Mao Tsé-toung, comme Joris Ivens et de nombreux autres.

Mao Tsé-toung. vil copieur, comme Lénine utilisant l'opposition à son régime par les Blancs pour organiser une Terreur rouge, ce que fit Mao, puis copiant la collectivisation forcée de 1929-1932, en 1959, Mao lance le Gand bond en avant qui aboutira au même fiasco.

Tout ça pour ça! En résumé, le « Grand bond en avant » (1958-1960) lancé par Mao Tsé-toung fut un échec total: en deux ans, la politique du "Grand timonier" ne produisit que la plus terrible famine de l'histoire de l'humanité, de 30 à 50 millions de morts selon Jasper Becker: La grande famine de Mao.

Pour dissimuler la catastrophe qu'engendra la socialisation forcée des campagnes pour suivre le modèle marxiste, Mao perdit son poste de président de la République populaire de Chine repris par Liu Shaoqí, mais conserva la direction du PCC. Dès lors, Mao organisa la Grande révolution culturelle prolétarienne pour reprendre sa place et liquider ceux qui l'avait abandonné ou trahi. Que, pour reprendre le pouvoir et régler ses comptes, il provoque encore la mort de dizaines de millions de personnes est le cadet des soucis de Mao-Tsétoung. De toute manière, pour un marxiste, il est normal de liquider les individus qui font obstacle à l'avenir radieux du peuple. Ce sont les dommages collatéraux du marxisme, de l'Albanie à l'URSS en passant par le Cambodge et l'Ethiopie.

 «Grand bond en avant » + «Grande révolution culturelle prolétarienne» = 100 millions de morts (c'est une approximation). Encore une victoire du socialisme scientifique de Karl Marx. Selon le PCC qui a attendu que Mao soit mort (1978) pour découvrir l'horreur de la GRPC, cette "grande victoire de la justesse de la pensée maotsétoung" aurait fait 100 millions de victimes sur 700. soit 15% de la population. Mais, Mao a été battu par un autre communiste, Pol Pot, 1,7 millions de victimes sur 7, soit 25%. Le hit parade de l'horreur!

"Le communiste doit être toujours prêt à défendre fermement la vérité, car toute vérité s'accorde avec les intérêts du peuple. Il sera toujours prêt à corriger ses fautes, car toute faute va à l'encontre des intérêts du peuple." (Mao Tsétoung, Du gouvernement de coalition, 24 avril 1945).

Le nouveau régime et ses larbins ne cessérent de rappeler la situation abominable du peuple chinois soumis à l'exploitation féroce des seigneurs de guerre - des féodaux souvent alliés aux puissances étrangères - aux idées les plus réactionnaires et à la misère la plus abjecte. Mais, Mao et le PCC réagirent et en 10 ans, la République populaire fit plus de victimes que tout les réactionnaires en 1'000 ans. Une fois de plus, alors que les progressistes diabolisent l'inquisition de l'Eglise catholique qui fit 2'000 victimes en 200 ans, Staline affamait à mort 4'000 en 1932-33, fusillait plus 2'000 innocents par jour en 1936-1937. La ligue des Droits de l'Homme a-t-elle protesté? Les communistes, des escrocs qui font encore plus de mal que celui produit par ceux qu'ils accusent d'être les responsables des malheurs de l'humanité. Et quand on veut les confronter aux désastres qu'ils génèrent, il n'y pas plus de responsables! Deux seulement on été jugé: Ceausescu, liquidé par ses lieutenants, et Mengistu, jugé par contumace

Et en quoi ce méga massacre fut-il culturel? Depuis la «Grande Marche», pour le bonheur du peuple, le parti a commencé à éradiquer les valeurs traditionnelles évidemment réactionnaires, ce qui se fait en assassinant mandarins, élites et prêtres, en l'occurence bouddhistes, et à détruire des milliers de sculptures, de palais et de temples.

La GRCP fût aussi l'occasion d'une grande tension entre l'URSS et la RPC autour du fleuve Amour. Une comédie montée pour montrer que la ligne juste dans le mouvement communiste, c'était la Chine et pas l'Union soviétique, pourrie par un parti révisionniste.


Complices de crimes contre l'humanité et de génocide

Par sa notoriété, Han Suyin a été un des principaux agents de Mao, niant les atrocités commis contre les peuples de Chine. Dans "Le premier jour du monde: Mao Tsetoung et la Révolution chinoise 1949-1975", elle trompe ses lecteurs par son "culte de la personnalité". Elle a aussi participé à la propagande niant le génocide du peuple tibétain dans son roman "Lhassa étoile fleur", où elle affirme et veut faire croire que les milliers de Tibétains qui ont suivi le Dalaï Lama dans son exil étaient ses esclaves.

En Europe, Sartre, Jack Lang, la gauche pas encore caviar ou celle tirant à boulets rouges sur les partis communistes devenus, selon elle, révisionnistes, tous ce beau monde ne tarit pas d'éloges sur la GRCP. Sartre après avoir été le larbin de Staline se fait celui de Mao. Heureusement qu'il est mort avant Pol Pot qu'il aurait aussi chéri. Curieux pour un philosophe dont l'oeuvre débute par "L'être et le néant", réflexion philosphique prônant la liberté, de servir des tyrans assassins. Peut-être qu'il n'avait pas réellement compris ce qu'il avait écrit?

Serge July, Philippe Sollers, Bernard Levy dit BHL, et co devenus les leaders de la gauche branchée puis … friquée. A ce propos voir le documentaire: « Les années Mao: Qui sont ces Français tombés dans les bras du maoïsme, dans les années 1964-1968 ? Ils ont occupé dix années durant le pavé et les médias, entraînant dans leur combat la fine fleur des arts, des lettres et du spectacle. Des liaisons dangereuses, dont il ne reste aujourd'hui que peu d'héritage, racontées ici par Serge July, Roland Castro, Philippe Sollers, Bernard Debord, Gérard Miller...

A ce propos, citons un ouvrage de Jean Sévillia, "Le terrorisme intellectuel de 1945 à nos jours" (Perrin) qui rappelle à la page 74: « De 1971 à 1976, Tel Quel crée en 1960 par Philippe Sollers, offre une tribune à la pensée Mao Tsé-toung. En 1971, la revue fait paraître un épais volume de la députée communiste italienne Maria.Antionietta Macciochi: De la Chine. Six cents pages d'exaltation de la Révolution culturelle: "Mao Tsé-toung est essentiellement anti-dogmatique et anti-autoritaire. Il donne à l'initiative des masses la primauté sur les appareils…». 1974, pélerinage de Tel Quel en Chine: Roland Barthes, Philippe Sollers, Marcellin Pleynet, François Wahl et Julia Kristeva. Si les cons volait, ils seraient chef de l'escadrille maoïste! En fait, ils n'étaient que les collabos de l'horreur!

Libération, Le Monde et évidemment Le Monde diplomatique. Deux articles de ce mensuel montrant sans ambiguïtés son soutien: mai 1975 sur la parution des oeuvres de Mao et en décembre 1975 un article de Jean Daubier qui fait l'apologie de Mao.

Joris Ivens, Anna Strong, Edgar Snow et autres escrocs qui ont utilisé leur statut de journaliste pour en fait répandre la mythologie maoïste en couvrant les millions de crimes, les faillites de la Commune populaire et de la construction de l'industrie. Espérons qu'ils ont été bien payés pour leur abjection, eux qui ont les complices de tellement de saloperies!

Jean-Luc Godard, en 1967, rejoint les adorateurs de l'orient rouge par son film La Chinoise.

Aujourd'hui, les maoïstes et autres communistes: Joschka Fischer, l'actuel président de la Commission européenne Durao Barroso, Angela Merkel (membre dirigeante des Jeunesses communistes de la RDA, et bien d'autres. On peut compter sur eux pour empêcher la condamnation des crimes communistes comme le fit le Conseil de l'Europe en janvier 2006.


Le négationnisme aussi pour la Chine

Comme pour Staline, un monstre qui aurait dévoyé le marxisme-léninisme, le même phénomène se reproduit pour Mao Tsé-toung. Alors que pendant plus de 50 ans, la propagande en Chine et à l'étranger loue l'application du marxisme, source des "grandes victoires" du parti communiste, depuis peu de temps:
- Mao Tsé-toung ne serait plus le génial continuateur de Marx, Engels, Lénine et Staline;
- la Chine ne serait plus un pays communiste;
- le socialisme, on oublie.

Quand aux adorateurs de Mao et du PCC dans les pays occidentaux et en France particulièrement, individus, organisations ou journaux (Libération, Le Monde, Le Monde diplomatique, etc.), ils sont devenus amnésiques. François Mitterrand, qui effectua un voyage de trois semaines en 1961, en pleine famine, affirma au magazine l'Express à son retour: “Le peuple chinois n'est en aucun cas au bord de la famine je le répète afin qu'il n'y ait pas de doute: il n'y a pas de famine en Chine.”

10 décembre 2005: Dans le Sud, l'armée tire sur une manifestation paysanne. Une de fois de plus et comme d'habitude, sans aucune protestation des "progressistes".

Le Journal de Genève du 17 avril 1932: Chine, La menace communiste contre Amoy.

Lin Pia rigole

La «Grande révolution culturelle prolétarienne» n'est pas une catastrophe naturelle, comme un tsunami faisant pleurer dans les chaumières et ouvrant les porte-monnaies, non! seulement une catastrophe humaine dont on connaît les coupables.

C'est la veille stratégie du billard à 3 bandes dans laquelle Staline excellait:
1) On focalise la haine contre A avec la complicité de B; Exemple A = Liu Shaoqi B= Lin Biao;
2) A annéanti, on liquide B avec C;
3) Et ainsi de suite. Quand il n'y a plus personne, on arrête.

Lin Piao, derrière Mao, rigolant, a cru par sa participation à l'assassinat de Lui Shaoqi, qu'il avait obtenu un poste à vie. Mais d'ici quelques temps, on apprendra sa mort survenue dans la chute d'un avion lui servant à fuir en Urss. En réalité, son remplaçant l'a liquidé comme il l'avait fait avec son prédesseur: la routine quoi!

A propos de Liu Shaoqi, la presse chinoise parle de son rapport critique de 1962, cela en 1983. Comme il a été assassiné en 1969, c'était le dernier moment.

La révolution dévore ses enfants. C'est ce que constate, toujours trop tard, les révolutionnaires, un fois les saloperies commises! Evidemment, c'est toujours la faute à pas de chance. Un exemple de cynisme irresponsable: selon Jean-Paul Ribes «Notre génération était généreuse, porteuse de valeurs morales très fortes qui ont été perverties par la politique». Ribes esquive sa responsabilité, lui qui a vécu à l'abri dans une démocratie dite bourgeoise évidemment odieuse. Que son utopie ait été un cauchemar pour des centaines de millions de Chinois, il s'en fout!

L'agit-prop marxiste remue le pire de la société: une double imposture, celle des chefs, tous des assassins, qui trouvent, hélas, assez d'idiots utiles pour produire malheur et chaos. Ces quelques pages n'ont pas la prétention d'être exhaustive. Pour plus d'informations:

1) «La "Révolution culturelle" qui n'eut de révolutionnaire que le nom, et de culturel que le prétexte tactique initial, fut une lutte pour le pouvoir, menée au sommet entre une poignée d'individus, derrière le rideau de fumée d'un fictif mouvement de masse (...)».
"Les habits neufs du président Mao", p. 23) du livre de Simon Leys publié en 1971 par les éditions Champ Libre.

2) Une thèse particulière parce qu'elle étudie de manière complète comment Le Monde a traité la GRCP. Une fois de plus, la réputation d'indépendance et d'objectivité de ce quotidien vole en éclats. En fait, du procès Kravchenko (1949) au Cambodge, Le Monde a toujours été philo-communiste. Thèse: Le Monde et la GRCP

3) Une étude sociologique qui, pour une fois, n'est pas de la propagande marxiste déguisée en sociologie, décortiquant l'arnaque de Mao et les techniques de manipulation des "idiots utiles", qualificatif usé par Lénine. «Mais les Gardes rouges, ces fidèles de l'école de la cause maoïste, que diable allèrent-ils faire dans cette galère ? Disons-le tout net, ils furent les dindons d'une farce cruelle, dont ils avaient commencé par être les acteurs principaux.» De Jacques Andrieu dans "Cultures & Conflits n° 18 (1995) pp.121-164" Les gardes rouges: des rebelles sous influence.

Quelques extraits critiques de cette lumineuse étude sociologique qui démonte les mécanismes du marxisme.

4) La vie privée du Président Mao, le témoignage de de Li Zhisui, médecin personnel de Mao de 1954 à 1976.

Mao, devenu empereur comme Tseu HI, aimait aussi les charmes de la cour dissimulé par un décor.

5) Juillet 2006: Mao. L'histoire inconnue. La biographie que lui consacrent Jung Chang et Jon Halliday achève de détruire le mythe du Grand Timonier, que guidait la seule soif du pouvoir absolu quitte à causer la mort de millions de Chinois, Tibétains, etc.

6) Chronologie de la RPC

7) Le printemps de Pékin (1979) a été cassé par la répression.

8) La vie politique à travers la littérature: Bibliographie-Littérature

9) Dans "L’Empire de la poudre aux yeux", Jean Leclerc du Sablon met en doute l'armée de terre cuite du premier empereur chinois, Qin Shi Huangdi : un tour de passe-passe du régime ? Un chef d’œuvre de mise en scène ? Il rappelle quelques slogans de la "grande révolution culturelle prolétarienne": abattre les vieilleries, brûler les livres et enterrer les lettrés, ce qui a été fait sur une grande échelle. Mais évidemment, on ne voit que des photos de nazis brûlant des livres.

10) Harry Wu, un survivant du laogai, réfugié aux Etats-Unis écrivit quelques livres témoignages. Après sa visite de Dachau, il fait un parallèle entre "Arbeit macht frei" et la divise des camps chinois "le travail crée une nouvelle vie". Il rappelle un autre slogan de la "grande révolution culturelle prolétarienne": «ton voisin est un capitaliste, torture-le, tue-le"


40 ans plus tard, alors que la GRCP fut en Chine mais aussi en Occident un événement majeur qui bouleversa tragiquement la vie du quart de l'humanité, règne un grand et sordide silence.

Il y a quarante ans la révolution culturelle... L'Humanité du 16 mai 2006.

Curiosité: on nous serine le Maccartisme pour villipender la chasse aux sorcières. Mais, en comparaison de la Révolution culturelle, ce n'était qu'une broutille: aucun assassinat aux USA, 100 millions en RPC selon le PCC qui parle de la décennie 1966, début de la GRPC, 1976, mort de Mao comme le pire de l'horreur. Quand la gauche américaine va-t-elle faire un film comme "Good night and good luck" pour dénoncer la chasse aux sorcières, élément constitutif des "démocraties populaires". Toujours cette indignation à deux vitesses?

Un exemple de discours délirant, la Grande Révolution culturelle prolétarienne (GRCP) fut une «révolution dans la révolution».


Après l'infection marxiste-léniniste, staliniste, la maoïste

Cette nouvelle imposture du marxisme, le maoïsme, tel une épidémie, a infecté divers groupes et individus. Alors que l'image de l'URSS servant à cacher la réalité du régime ennemi du peuple érigé par Lénine dans le sang, cet écran devenu troué, abandonné par ceux qui avaient un minimum d'honnêté, une nouvelle génération de crapules et d'«idiots utiles» vont avaler goulument le mythe de Mao-Tsétoung. Souvent c'est pour nuir aux "révisionnistes", aux défenseurs du "social-impérialisme soviétique", aux paléo-communistes, qui, malgré l'horreur que ce régime engendre pour le peuple, imposture soviétique qu'ils vont dénoncer justement pour gober la version asiatique de cette sanglante imposture qu'est le communisme.

La Suisse et la RPC ET EN SUISSE? RPLC Rupture pour le communisme, OLC Organisation pour le communisme, devenue OCS Organisation communiste suisse, etc... jusqu'à leur dissolution.

Aujourd'hui, les communistes (Genève) reprennent le même discours et la même stratégie: faire croire qu'ils sont les défenseurs du peuple, et une fois au pouvoir, ils deviendront les ennemis du peuple qu'ils transformeront en esclaves de la construction du socialisme, société où règne la misère et la terreur au profit de la nouvelle bourgeoisie, le parti.

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