Le Parti communiste suisse, section du Komintern,
co-responsable* de la provocation du 9 novembre 1932
qui fit couler le sang à Genève
Dans le but de déclencher une grève générale, ce qui ne réussit à cause de la direction du PSS
*Avec Léon Nicole, du parti socialiste genevois, et Lucien Tronchet de la FOBB
1932, autres provocations de gauche

Contexte: La création du Komintern (1919) et de sa section suisse en 1921, le PCS, la ligne a été de gagner, par tous les moyens, le contrôle des ouvriers et de leurs syndicats. Cette ligne a été précisée par le VIe congrès de l'Internationale communiste de 1928 et résumée par les mots d'ordre, "classe contre classe" et "front unique à la base". La stratégie vise à disqualifier les dirigeants réformistes, pratiquant des compromis avec leur bourgoisie évidemment fasciste, les chefs sociaux-démocrates qualifiés par conséquent de social-traîtres et même de social-fascistes, le PCS se proclamant la vraie avant-garde de la classe ouvrière, alors le parti communiste soviétique est le bourreau des ouvriers et des paysans.

Meeting contre Nicole et Dicker
Le mise en accusation de Nicole et Dicker étaient qu'ils étaient des agents de l'étranger.
Personne ne peut contester que Nicole et Dicker étaient des agents de Staline, cela bien avant le 9 novembre 1932!

C'est pourquoi on parle de cet odieux meeting pour s'indigner et éviter de parler du contenu de l'accusation publique!

Mettre la provocation sur de prétendus fascistes alors que les responsables sont Nicole du PSG, Tronchet de la FOBB et bien évidemment le chef d'orchestre, Lebet du PCS, c'est à cela que sert la propagande, tromper pour manipuler et dissimuler la réalité: le 9 novembre 1932 est une opération planifiée, organisée et mise en scène par le PCS, selon le schéma du Komintern.

Le PCS et le PSG voulaient faire taire définitivement Georges Oltramare car son anti-soviétisme contrait les projets de Staline et en particulier celui de la tenue à Genève d'une conférence pour la paix (en même temps que la conférence sur le désarmement) qui sera refusée. Nicole voulait faire taire Georges Oltramare pour l'empêcher de révéler ses magouilles et son implication dans la faillite de la Banque de Genève. Et Tronchet, comme tout anarchiste, voulait se faire un "réac, soutien des patrons" et cogner sur l'armée. C'est cette coalition qui a préparé l'émeute et qui est responsable des 13 morts et des 60 blessés!

Le cause de la fusillade. Depuis des mois, le Parti communiste suisse organise des émeutes qui font couler le sang comme à Zürich les 21 janvier et 15 juin 1932. La grande différence qui explique l'ampleur de la fusillade à Genève réside dans le fait qu'à Zürich, le chef de la police de cette ville est socialiste tout comme la majorité du gouvernement et du parlement, alors qu'à Genève, le gouvernement est de droite, le responsable de la police est le libéral Frédéric Martin. Le but du PCS à Genève ne peut être, comme d'habitude, faire le couler et prouver que les socialistes sont des sociaux-traîtres et que le seul parti de la classe ouvrière est le parti communiste. Léon Nicole voit dans la manifestation non autorisée l'occasion de faire couler le sang pour provoquer une grève générale, afin de briser son isolement au sein du PSS, lui et ses affidés comme Jacques Dicker veulent que le PSS quitte la IIe Internationale pour s'affilier à la IIIe, le Komintern.

Mais le pire, et encore aujourd'hui, cela est niée tant l'horreur atteint des sommets inimaginables, le paradis soviétique se révèla n'être qu'un enfer dissimulé par un appareil de propagande gigantesque. En novembre 1932, en URSS, les ouvriers sont en fait déjà des travailleurs forcés, la disette frappe des millions de familles, la famine assassine des millions de paysans et leurs familles, le monde a basculé dans l'angoisse et le désespoir alors que la propagande soviétique et ses millions d'agents, comme MM Nicole et Dicker du PSG, clame les victoires de l'édification du socialisme…

Le monument érigé en 1982 sur la plaine de Plainpalais en hommage aux victimes à l'occasion du 50e.

En complément: l'étude de Brigitte Studer "Les communistes genevois, Léon Nicole et le Komintern dans les années trente".

Le 9 novembre 1932 dans les archives du PCS. Les. morts et les blessés de cette tragédie, on s'en fout, les difficultés de la classe ouvrière dans la crise économique, idem, L'essentiel, c'est de casser le "camarade" Humbert-Droz et que les autres idiots du PCS avec leurs sympathisants afin qu'ils appliquent la ligne du Komintern (l'ennemi, c'est le IIe Internationale des sociaux-traîtres), aveuglément, même si elle profite aux fascistes. Après avoir aidé Mussolini, le Komintern va recommencer en appuyant Hitler!



Le PCS, le seul parti de la classe ouvière, leitmotiv et but du Komintern, par conséquent de la section suisse de l'Internationale communiste. «Deux jours de bataille: contre le patronat, contre l'Etat bourgeois, contre le fascisme, contre la police». Lisez la preuve indéniable, noir sur blanc, dans Le Drapeau rouge du 23 mai 1932, de la culpabilité du PCS dans la provocation du 9 novembre 1932: «Ne revenons pas sur les faits qu'exposent dans ces colonnes quelques uns de nos correspondants. Il reste ici que durant deux jours le Parti communiste a été l'animateur le plus héroïque des luttes ouvrières. Il s'est dressé contre les patrons qui violent chaque jour leurs signatures. Il a entraîné les plus combatifs de la classe ouvrière. Il s'est enfin opposé à l'insolent fascisme de l'O.P.N. auquel les sociaux-démocrates laissent le champ libre. […] Si nous n'avons pas pu "tenir" à la conférence Géo, c'est en raison du manque de discipline de la grande majorité de nos camarades. Si nous étions arrivés à l'heure et si nous nous étions massés en un groupe compacte, on n'eût pas pu nous vaincre par petits groupes, comme on l'a fait. Ce sont des détails qui ont une extrême importance et auxquels nous devrons accorder toute notre attention. Nous avons sous-estimé la capacité de résistance de l'O.P.N.»… à notre agression! Le PCS fera beaucoup mieux le 9 novembre 1932, après l'exercice du 18 juin à Zürich.


«Le gouvernement genevois solidaire de la police "socialiste" zurichoise» «Il interdit de parler à Genève des événements de Zurich». «Le comité central du parti socialiste approuva les mesures criminells de la police zurichoise. Le chef socialiste Nicole se solidarisa avec le comité central du parti socialiste dans un article paru dans le Travail du 20 juin.» Meeting du 1er juin Contre la baisse des salaires avec Jules Humbert-Droz et F. Lebet.

Genève: «La grève du Bâtiment du 3 septembre» 1932. «Dans les manifestations de samedi, le prolétariat genevois inéduqué socialement encore inconscient des ses tâches et de son rôle historique, s'est livré entièrement à son instinct de classe. […] qu'il s'armera pour combattre, démasquer et vaincre l'ennemi de classe.» Le climat de grèves et d'émeutes organisés par le PCS et une partie de la gauche fomentent l'agitation révolutionnaire. Après Zürich (janvier et juin)…Comme certains se réjouissent de la crise économique qui frappe l'Europe et les Etats-Unis. C'est bon pour leur affaire! Par exemple, la faillite de la Banque de Genève qui va ruiner des milliers de petits épargnants, le chômage, c'est du pain béni pour les révolutionnaires qui veulent imposer l'horreur soviétique présentée comme le paradis des travailleurs… en fait forcés, affamés, terrorisés, emprisonnés, déportés et souvent fusillés! Car, contrairement à un discours sur "Le temps des passions", c'est en réalité le temps de dupes, des manipulations et des mensonges, qui sera bientôt celui d'amères désillusions!

«Appel de l'Opposition syndicale révolutionnaire de Suisse appelle la classe ouvrière à manifester le 11 septembre sous sa direction pour les revendications de la lutte du prolétariat». Qui est l'OSR? C'est nouveau! Ne pas confondre avec le SRI.

«Genève. La manifestation du 11 septembre. […] convoquée sous la pression des masses […] Union syndicale suisse […] Ilg, Grospierre, Schurch […] sainte horreur (de) tout ce qui peut avoir une apparence révolutionnaire […] bernée par ces fonctionnaires syndicaux complètement acquis à l'Etat bourgeois» Plus loin «Les mensonges de “La Suisse”, le journal fasciste.»

«Contre les provocations», par un expert en la matière dans l'édition du 22 octobre de Drapeau rouge.

«Le Parti Communiste genevois lance le mot d'ordre de grève de protestation pour samedi» donc le suivant 19 novembre

«Malgré le dégonflage des chefs social-démocrates et réformistes, ouvriers de toutes tendances réalisez le front unique pour une vigoureuse protestation et exiger le châtiment des coupables!» Il ne s'agit donc pas d'une grève générale! Pas encore!

Le but de la provocation; que le sang coule afin de lancer une grève générale! Tout a donc été prévu et organisé, il s'agit d'un crime prémédité!

“Drapeau rouge” 12 novembre 1932

Et le Pilori, l'hebdomadaire de Géo Oltramare, que dit-il en novembre 1932?

«Résolution de l'Assemblée de l'Union Nationale. Les patriotes genevois, décidés à épargner au pays les horreurs de la guerre civile et de la révolution, demandent instamment au Conseil d'Etat d'appliquer l'article 23 de la Constitution de la République et du canton de Genève qui dit que «ceux qui sont au service d'une puissance étrangère ne peuvent exercer de droits politique dans le canton».» Conformément à cet article, le gouvernement obligera immédiatement M. Léon Nicole, Conseiller national et député au Grand conseil et M. Jacques Dicker et Conseiller national et député au Grand conseil, à abandonner leur mandat.

1) «La bourgeoisie suisse a organisé contre les ouvriers genevois un effroyable bain de sang.» En réalité, un comité PSG, Tronchet et le PCS a organisé une contre-manifestation au meeting de l'Union nationale de Géo Oltramare se tenant dans un bâtiment et la contre-manifestation autorisée devait rester à la place du Cirque, à l'opposé de la plaine de Plainpalais. Si les contre-manifestants, menés par Nicole, Tronchet et Furst, étaient restés à distance, et n'avaient pas été amenés par les 3 leaders, il n'y aurait eu aucun incident!

LES FAITS MONTRENT QU'IL S'AGIT D'UNE PROVOCATION SOCIALO-COMMUNISTE! Suite…

L'édition normale du 12 novembre 1932, trois jours après l'émeute, est bien complète et aborde tous les sujets de l'agit-prop du PCS. Peut-être préparée en avance? Elle sera complétée par une spéciale le 14. Bonjour les heures sup! «Les manifestants ne croient pas que la troupe soit capable de tirer.» Le Drapeau rouge oublie l'URSS où, à cette période, cela se fait quotidiennement! Même en Suisse, en janvier 1932, c'était frolé mais en juin 1932, les deux fois à Zürich, la police a tiré. Comme c'était dans les deux cas, des émeutes fomentées par le PCS, curieux que Drapeau rouge écrivent cela. Peut-être qu'ils ne lisent pas la version allemande, le Kämpfer, pour le savoir.

Il y a bien entendu une nécrologie d'Henri Furst, "héros du prolétariat genevois", qui passait par là, en allant faire des courses.

Toujours la rengaine sur la trahison réformiste qui tourne depuis 1919. «Jeudi soir, alors que la classe ouvrière attendait de ses organisations un mot d'ordre d'action, la grève générale pour vendredi déjà, la direction du PSG d'une part, et l'Union des Syndicats de l'autre, décidaient de ne pas proclamer de grève générale de protestation.» On veut faire croire au schéma rabâché par le Komintern: la bourgeoisie fasciste aidée par les social-traîtres réformistes contre le PCS, qui serait le vrai révolutionnaire et l'authentique défenseur des travailleurs.

Et enfin, une message aux jeunes ouvriers: «Alerte contre le fascisme!» «Le 9 novembre des milliers de jeunes prolétaires se sont joints aux milliers d'ouvriers pour lutter contre le fascisme.» En réalité quelques dizaines de jeunes avec quelques centaines d'ouvriers, mais il faut toujours falsifier la réalité. Travailleurs avec nous! demandent le Parti et Jeunesse Communistes, Rayon de Genève. Le terme "rayon" est tout à fait soviétique. Eux, ils sont déjà prêts!

A nouveau les grands classiques: «La police protège les assommeurs fascistes» et «Les vampires bourgeois se sont repus du sang ouvrier.», tout est employé pour tromper, duper et manipuler…«Travailleurs de toutes tendances, réalisez le front unique et pour exiger le châtiment». Encore le mensonge affirmant que les ouvriers veulent la révolution, et pas les chefs socialistes. Suivez le guide: «Tous au Parti communiste»

Edition spéciale du mardi 14 novembre 1932 pour La grève générale à Genève
Après «La lutte continue!» une série de revendications: «Le retrait complet des troupes, la libération de tous les emprisonnés, une indemnisation… et le rétablissement de toutes les libertés… et apparaît le mot d'ordre de «La grève générale à Genève»… qui n'aura pas lieu, à cause de «Jamais encore le divorce profond entre la volonté de lutte des masses ouvrières et le sabotage, la trahison des chefs réformistes n'était apparu avec une pareille netteté…», mais aussi parce que les ouvriers ne veulent pas du communisme, et ils ont bien raison! Le show sur l'enterrement de Furst: «La formidable manifestation des obsèques de notre camarade » Un terroriste mourrant à cause de l'explosion de la bombe qu'il a fabriqué est-il un martyre? Le DP ne recule devant aucun pathos pour nous faire pleurer sur "notre camarade". Article du 14 octobre relatant son exclusion de la FTMH par les bonzes syndicaux. Donc, Contre les bonzes syndicaux, la grève générale votée; grâce au PCS, des soldats révoltés! «Travailleurs de toutes tendances, réalisez le front unique et pour exiger le châtiment».

Toujours dans l'édition du 14 novembre: «Une date inoubliable à Lausanne» «Attention aux provocateurs» «Les leçons d'une émeute». L'aveu de leur forfait!

Drapeau rouge

Le Drapeau rouge, 14 et 19 novembre 1932. «La formidable manifestation des obsèques de notre camarade » Un terroriste mourrant à cause de l'explosion de la bombe qu'il a fabriqué est-il un martyre? Le PCS ne recule devant aucun pathos pour nous faire pleurer sur "notre camarade Henri Furst" qui, s'il n'était pas mort, aurait été mis en accusation pour avoir provoqué l'émeute. L'arroseur arrosé, en somme. Un rappel intéressant, un article du 14 octobre relatant son exclusion de la FTMH par les bonzes syndicaux.

Drapeau rouge

«Travailleurs! Levez-vous en masse! Contre les arrestations - Pour la libération de tous les emprisonnés» «La réaction s'acharne! Les chefs réformistes trahissent! Les travailleurs doivent agir!» Sous-entendu avec la PCS qui "montre le chemin", un autre article du 19 novembre 1932! C'est le moment décisif du plan, alors le PCS met le paquet pour la grève générale du 19 novembre… qui n'aura pas lieu! «Le CC du PCS lançait dimanche [11] l'appel suivant: Au ouvriers communistes, socialistes et sans parti! A tous les membres des syndicats! Prononcez-vous lundi dans toutes les usines et dans tous les bureaux de pointage sur le développement de la situation et sur la continuation de la lutte! Forgez le front unique de lutte! …»
Et parmi les revendications tout azimuth:
«l'expulsion de la Société des Nations du territoire suisse!»
«la reconnaissance immédiate de l'Union soviétique!»

A propos de l'URSS, la Prawda «flétrit le massacre de Genève» et sans aucune vergogne le congrès international du Secours Rouge lance un appel. Aussi, un télégramme du PC allemand, le Komintern met le paquet et met à contribution ses officines et agents.

Le but de la provocation du 9 novembre 1932, comme celles des émeutes de janvier et juin à Zürich, à Fribourg, St-Gall: «Ouvriers qui avez vu la trahison, détournez-vous des chefs réformistes et du parti socialiste. Organisez-vous dans l'OSR et le Parti communiste.»

Drapeau rouge «La trahision de l'Union Syndicale de Lausanne»

Le but constant est de montrer que les sociaux-démocrates, réformistes, etc. sont des traîtres et que seul le PCS est l'avant-garde de classe ouvrière.

Le numéro du 19 novembre use de tous les délires, de toutes les affabulations: «La démocratie suisse en marche vers le fascisme!» Vrai mais il s'agit du fascisme rouge, celui du PCS et de Nicole, du komintern et Staline.

A noter, la rengaine: «Les chefs "gauchistes" se sont effacés, dégonflés lamentablement. Ils laissent tomber.» comme en 1918! LE PCS FAIT, SANS SE RENDRE COMPTE DE L'AVEU, LA LISTE DES EMEUTES PROVOQUEES EN 1932! «Les événements de Zürich en janvier et en juin, ceux du Rheintal et de Frbourg le mois passé, ceux de Genève et de Lausanne ont démontré à la bourgeoisie qu'elle ne peut se fier complètement à la socialdémocratie et à son influence sur les masse pour contenir le mécontentement populaire.»

Diffamation contre Martin qui aurait prémédité le carnage du 9 novembre alors que c'est le PCS qui reproduit son plan après Zürich, Fribourg, St-Gall.

L'article du 23 avril 1932 à propos de «grévistes de St-Gall matraqués par la police "socialiste". […] Qui battra le record [sous entendu de Zürich]?» révèle la jubilation des communistes qui se réjouissent de la crise économique qui frappe l'Europe et les Etats-Unis. C'est bon pour leur affaire!

Et une preuve de plus: le social-fasciste Graber trahit. «La scandaleuse attitude de E. P. Graber envers les événements de Genève. […] un coup de poignard dans le dos du prolétariat de Genève en lutte contre le fascisme et la réaction militaire. […] «Je suis de ceux qui tremblent parce que je me demande si l'humanité frappée de folie criminelle n'entre pas dans une ère de sauvagerie et de brutalité.» Il tremble comme à la trahison de 1918 à la grève générale. […] Dans la Sentinelle de lundi 14 novembre, le social-fasciste Paul Graber fait appel à tous les batailleurs pour former une forte police dans les assemblées ou les conférences publiques, chargée de réprimer par des arguments frappants les éventuels contradicteurs communistes.»

Drapeau rouge La grève générale a complètement échoué. Le Drapeau rouge ne le dit pas, mais la rage est du PCS contre les social-traîtres, la Suisse qui marcherait vers le fascisme.

Le remake de la grève de 1918 a échoué. Le PCS demeure un groupuscule nuisible qui croit à ses propres mensonges. Les travailleurs suisses, dans leur grande majorité, ne le suivent pas malgré les merveilles sur la vie en URSS. Il faudra donc employer les moyens classiques comme pour l'Ukraine, la Moldavie, la Pologne orientale, la Finlande et après la guerre, la Bulgarie, la Roumanie et les "démocraties populaires", à savoir l'armée rouge et le NKVD qui imposeront le communisme par le sang, la terreur et la déportation!

«Le scandaleux discours de Rosselet au Grand Conseil genevois» Rosselet socialfasciste dans le Drapeau rouge du 26 novembre.

Ces spécialistes du fascisme, “antifascisme” ne voient pas que si l'Italie de Mussolini est fasciste, alors l'URSS de Staline est super-fasciste.

Sous l'appelation frauduleuse de «La solidarité internationale: Le comité national français d'action contre la guerre issu du Congrès d'Amsterdam convoque un meeting», frauduleuse car c'est évidemment Staline qui tire les ficelles!

Et en plus, il s'agirait d'une incitation au meurtre par qui? “Drapeau rouge” 29 novembre 1932. Pour contredire les rumeurs de plus en plus répandue de la provocation faite par le PCS, il rabâche la routine du "tir sans sommation", et revient toujours sur la fusillade. Et personne, aucun Historien Objectivement de Gauche ne rappelle que Staline et son Politburo préparaient aussi le XVe anniversaire du coup d'état de Lénine en octobre 1917. Comme sans Lénine, pas de Staline, il est normal que le moustachu du Kremlin fête et fasse célébrer cet événement qui lui a permis de prendre un siège de dictateur des ouvriers et des paysans, tout chaud!

complot communiste

Le mensonge total sans vergogne,
spécialité communiste, depuis Lénine

«Pour détourner l'attention de ses crimes, la bourgeoisie genevoise échaffaude un complot communiste». C'est celui qui dit, qui est!

Et pour faire diversion: “Il faut continuer la lutte pour les jeunes nègres de Scottsborough”

Drapeau rouge 3 décembre 1932

Les Actes du Colloque international organisé dans le cadre du 75e anniversaire de la fusillade du 9 novembre 1932 à Plainpalais (Genève), reprend la négation du complot communiste. Subventionné par le Département de la culture de la Ville de Genève (Patrice Mugny, vert-pastèque; quant au gouvernement de la ville elle a la chance d'avoir une majorité de gauche socialo-communiste) et du Département de l'instruction publique (Charles Beer, socialiste). Les invités et les contributeurs du colloque ont été bien sélectionnés: pas de Brigitte Studer, auteur de “Les communistes genevois, Léon Nicole et le Komintern dans les années trente”, ni d'autres d'autres historiens honnêtes qui existent pourtant. Pas de fausse note donc, ce colloque a pour but de consolider la légende fallacieuse du 9 novembre 1932 et celle de Léon Nicole, agent de Staline et complice de l'horreur soviétique. A noter que le parti communiste genevois n'est jamais cité, ni son organe “Drapeau rouge”. Curieuse amnésie: une histoire à 2 vitesses!

Le grand illustré du travail allemand AJZ a publié un numéro spécialement consacré au massacre de Genève qui fut séquestré et interdit en Allemagne. Nous le publions le 3 décembre.

Le pêché de Genève. Où le capital vit, la Paix ne peut vivre!

La colombe de la Paix, tuée par l'armée fasciste d'une bourgeoisie fasciste. Même les colombes sont victimes du capitalisme. Au même moment, en Ukraine, chats, chiens, ânes, chevaux, oiseaux, tous ce qui peut se manger à été liquidés, comme les humains. Comme c'est mieux le socialisme!

Inutile de dire que ce journal fait partie des publications contrôlées par le Komintern et Willy Müzenberg. C'est l'info en boucle!

«Le coup de balai nécessaire dans les syndicats. Les ouvriers de Genève et de Lausanne qui ont vu de près la trahison des chefs réformistes, les efforts des bonzes syndicaux de Genève, Lausanne et Berne pour empêcher une grève générale, puis l'étrangler quand elle fut déclenchée malgré leur sabotage, discutent maintenant dans leurs syndicats et critiquent âprement la politique des bonzes.…» En fait, ce sera l'USS qui le fera ce fameux coup de balai!

«A ce jour, 13 travailleurs morts assassinés, 60 à 70 blessés, des familles, des enfants dans le dénuement, des dizaines d'emprisonnés, un gouvernement s'occupant à tuer, mais non à secourir. […] Le Secours Rouge International, filliale du Komintern, récolte 415,50 francs.» C'est peu pour une organisation qui a un budget de millions de roubles pour l'agitation et la propagande! Et qui vient de financer le Congrès d'Amsterdam qui aurait dû avoir lieu à Genève!

Encore la légende mensongère du 9 novembre dans Drapeau rouge du 3 décembre qui contient un article de la FOBB intitulé. «Le crétinisme parlementaire:Le journal officiel de la FOBB "l'Ouvrier du Bois et du Bâtiment" du 16 novembre […] Adrien Droz […] Entre nous, nos responsabilités et tous nos efforts doivent se liguer à empêcher de nouveaux massacres pareils, nous devons, avec calme et confiance, malgré tout, et avec un bulletin de vote balayer tous les parasites qui vivent de la souffrance des humbles…»

arrestation d'Humbert-Droz, Scherrer «En plein fascisme. La préméditation. Une grande partie de l'opinion publique mondiale a paru étonnée que la Genève "démocratique" de la S. d. N. et de la Paix soit le théâtre d'une réaction bourgeoise brutale et sanguinaire.» La préméditation sera prouvée, celle du PCS, le fascisme rouge. Et maintenant, engranger le bénéfice de la provocation: »Il faut comparer et se décider», campagne d'adhésion. "Genève, cité de refuge"! Jusqu'à présent plus de cent expulsions. «place du Molard un bas-relief ironique» avec Lénine. L'arrestation de notre camarade Humbert-Droz.

Drapeau rougenkvd
“Drapeau rouge”, Daviet montre les 14 balles reçues dans les jambes! En URSS, il n'en aurait reçu qu'une… dans la nuque!

“Drapeau rouge”, 10 décembre 1932. Pour couvrir son complot, le PCS accuse ”la bourgeoisie genevoise d'échaffauder un complot communiste”. Les menteurs professionnels du parti communiste suisse tentent de ridiculiser l'accusation de complot alors que preuves et témoignages convergeant s'accumulent grâce aux investigations de la police qui se poursuivant. Evidemment la police en Suisse n'est pas le NKVD soviétique usant d'arrestations massives et de tortures, cet appareil de répression du parti bolchévique réalisant la terreur d'état contre le peuple! De toute manière, les documents compromettant du parti communiste et du Komintern, les PCS n'étant qu'une petite filialle, tout cela a été détruit ou mis à l'abri, comme les font les comploteurs professionnels. Et cela est d'autant plus nécessaire qu'un procès aura lieu.

“Drapeau rouge”, 10 décembre 1932. «Genève. Ce gouvernement qui défendait la liberté de parole… Celle des fascistes, oui, […] Le Secours rouge demandait d'organiser un meeting pour le 2 décembre… » «"Genève, cité de refuge"! Jusqu'à présente plus de cent expulsions!» «La répression… Après les mutliples arrestations des semaines passées tant à Lausanne qu'à Genève, la bourgeoisie continue et enferme encore des militants. Vendredi 2 décembre, c'est Scherrer que l'on garde. Samedi 3, c'est Humbert-Droz. La tactique est évidente. La bourgeoisie a peur. Elle a peur surtout de notre parti communiste qu'elle sait être son ennemi irréductible. Elle veut sa fin. Elle veut sa mort. Un complot est découvert. Un complot communiste évidemment. Un complot providentiel qui permet l'arrestation de tous les militants communistes…»

Le “Drapeau rouge” révèle les vrais objectifs de la filiale suisse du Komintern: l'insurrection générale et la disqualification des socialistes pour prendre le pouvoir en profitant de la confusion organisée à cet effet. Et tant pis si le sang coule…

“Drapeau rouge”, 17 décembre 1932. En lisant bien le “Drapeau rouge”, les vrais objectifs de la filiale suisse du Komintern se révèlent: disqualifier le parti socialiste suisse, membre de la IIe Interationale au profit de la IIIe Internationale. Il ne faut pas être très malin pour le déduire vu que le Komintern a été conçu dès l'origine en 1919 comme une machine de guerre contre les socialistes réformistes, tout autant que contre les démocraties parlementaires et tout état dont Lénine veut s'emparer ou contrôler. Toute l'activité du parti communiste, prouver que les socialistes sont des social-traîtres, et même des social-fascistes faisant la répression pour la bourgeoisie, et faire croire qu'«Il n'y a qu'un seul parti de la classe ouvrière, le Parti communiste.» Remplacer dans l'article “indignation générale” par “insurrection générale”, prendre en compte les nombreuses et diverses actions du parti communiste suisse, dès 1931, agitations dans l'armée, dans les syndicats, instrumentalisations du mécontentement ouvrier, subversions dans la société, actions culminant par les émeutes organisées à Zürich en janvier et en juin 1932, les “nuits rouges”, tous cela fait partie d'un complot pour tenter d'enclencher une guerre civile ouverte. C'est en tenant compte de cette réalité qu'on peut comprendre le 9 novembre 1932, émeute orchestrée par le pcs avec l'appui d'un nouveau aent du Komintern, Léon Nicole.

A St-Antoine, grève de la faim

En deuxième page, bonne nouvelle, la grève de la faim à St-Antoine a pris fin. Résolution du CC du PC genevois sur la grève de la faim. «Les enseignements du 9 nov. En plein fascisme (Suite) et certainement pas la fin de cette rengaine délirante! Le PSS a trahit! C'était Le but de l'opération: prouvez qu'«Il n'y a qu'un seul parti de la classe ouvrière, le Parti communiste.» Adhérez!

«Genève. Le juge Dupasquier refuse la mise en liberté provisoire de 3 camarades […] Mégevand, Pinggero et Daviet. […] Schaulin arrêté […] A épingler! Il est des commerçants qui, bien qu'ils gagnent leur vie avec la classe ouvrière, soutiennent la bourgeoisie dans ses tristes besognes. […] Les commerçants disant "qu'il était regrettable qu'on n'en ait pas tué plus". Valterio, Dimier, Carraz, Friederich, Blanchard.»

Le 24 décembre 1932: «Le Drapeau rouge "interdit" paraît toujours.» Dans l'édition du 31 décembre: «Le référendum contre la baisse des salaires du personnel fédéral est lancé!» et un grand meeting sur… les événements du 9 novembre 1932.

En deuxième page, bonne nouvelle, la grève de la faim à St-Antoine a pris fin. Résolution du CC du PC genevois sur la grève de la faim. «Les enseignements du 9 nov. En plein fascisme (Suite) et certainement pas la fin de cette rengaine délirante! Le PSS a trahit! C'était Le but de l'opération: prouvez qu'«Il n'y a qu'un seul parti de la classe ouvrière, le Parti communiste.» Adhérez!

Drapeau rouge Drapeau rouge
Et pour clore 1932, année riche en provocations, propagandes, mensonges et désinformations, le fond de commerce des socialo-communistes: «la noce des riches et l'effroyable misère des pauvres. L'ordre bourgeois et l'hypocrisie du Noël chrétien»! Le Noël communiste, c'est comment? Dans la neige à Vorkouta, à manger du lichen au Solovki, à abandonner ses enfants dans des villes, en Ukraine, en espérant qu'eux pourront survivre à la famine! En 1932-33, plus de 10 millions de Soviétiques vont mourrir de faim!
In Memoriam: 9 novembre 1932 - 9 novembre 1982

La manoeuvre accusant des innocents pour cacher les vrais responsables, gravée dans la pierre: MM. Nicole, Lebet Tronchet

Ce monument érigé par les fan-club de Lénine et Staline, la mouvance pacifiste, cette coalition continue de falsifier l'histoire en méprisant les vrais victimes. Devinette: entre le 9 novembre 1932 et le 9 novembre 1982, le régime communiste totalitaire de Moscou a tué combien d'ouvriers et de paysans, combien de résistants, combien de printemps démocratique noyé dans le sang comme à Berlin (1953), Budapest (1956), Prague (1968)?


A ceux qui, staliniens, accusent ce site d'être pro-nazi, aux hitlériens, qui accusent ce site d'être pro-communiste, aux sionistes qui accusent ce site d'être antisémite - si! il y a des pauvres crétins aveuglés par leur mauvaise foi, leur imbécillité et leurs délires -, je leur adresse le franc salut de Cambronne. Inutile d'envoyer des mails, garder vos excréments chez vous! Par contre, si vous contester la réalité de faits rapportés avec des preuves, ou que vous jugez une interprétation abusive ou non fondée, les messages critiques constructifs sont les bienvenus et il leur sera répondu.

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