La Roumanie NI “démocratique” et NI“populaire”:
un parti communiste qui ruine le pays tout en vivant aux crochets du peuple, comme d'habitude…

La Roumanie est “libérée” par l'Armée rouge, ce qui permet à l'URSS d'y placer un régime fantôche qui exploitera ce riche pays sous couvert d'internationalisme prolétarien et de la division socialiste du travail. Un des clous de cette grande supercherie: la politique extérieure “indépendante” de la Roumanie, qui permet d'importer des machines ou des ordinateurs modernes pour le compte de l'URSS. Ceausescu, pseudo-antifasciste mais vrais staliniens, devient, après un lutte aux couteaux, le dictateur sanglant d'une “démocratie populaire” en s'appuyant sur une nouvelle bourgeoisie, celle du parti et d'une police privée du parti communiste, la Securitate.

Toujours à propos de l'«indépendance» de la Roumanie communiste, c'est dans ce pays que Imre Nagy, qui avait osé s'opposer à Moscou lors de la révolte de 1956, et avait été arrêté par le KGB avec ses compagnons pour être déportés en Roumanie et gardés en prison jusqu'au procès. Après sa condamnation pour « conduite contre-révolutionnaire », Nagy est exécuté le 16 juin 1958 dans la prison de Bucarest par pendaison.C'est ça la fraternité prolétarienne… entre dictateurs sanguinaires: je liquide tes opposants et tu liquides les miens!

1989-2009: 20 ans depuis qu'une révolution de palais a liquidé le tyran et son Elena Ceausescu. Mais il faudra encore des années pour que la nomenklatura abandonne es privilèges et c'est seulement le 18 décembre 2006, qu'au nom de l’Etat roumain, le président Traian Basescu demande “pardon à tous ceux qui ont souffert et à leurs familles”, et exprime son “regret” et sa “compassion” pour les victimes de la dictature communiste, 10 ans après Boris Eltsine acte symbolique très important qui permet de condamner la bête immonde!!

La ville de Brasov,
joyaux d'architecture médiévale
Le Château de Bran, résidence de Vlad, un amateur…
en comparaison crimes des dirigeants communistes.

Fin des années 1980, les lieutenants du dictateur gâteux et mégalomane, le "génie des Carpates", devenu génant est liquidé par la Securitate avec le feu vert de Moscou. 1989, les lieutenants du Conducator liquide leur chef. La nouvelle équipe, après avoir fusillé le couple Ceausescu, reprend le business en effaçant, peu à peu, la référence au communisme. Peu de temps après, le grand frère soviétique est à son tour gravement malade et décède le 25 décembre 1991. Mais, tout en protégeant l'appareil du parti communiste roumain et sa police, l'équipe au pouvoir se mue en bons sociaux-démocrates et réussit à garder le contrôle sur le pays plus de 10 ans. Ne vous faites pas de souci pour eux, ils s'en sont mis assez de côté pour leur vieux jours!

21 décembre 1989 - 21 décembre 2009: in memoriam

Regret et sa compassion pour les victimes de la dictature communiste. Et si on jugeait les criminels et ceux qui ont volés l'état, ce serait le moment! C'est ce que demande Teodor Maries, de l' Association 21 décembre, qui rappelle que la répression “fait 1'104 morts, dont 162 avant la fuite de Nicolae Ceausescu et de son épouse Elena, le 22 décembre, et 942 après”

Les magnifiques réalisations de la construction du socialisme ont ruiné la Roumanie qui était encore dans les années 1930 un pays très riche, Bucarest appelée le "Petit Paris". Et comme d'habitude, une fois que les criminels communistes sont morts tranquillement ou ont pu se refaire une identité "respectable" avec l'argent et les entreprises qu'ils ont volés, alors seulement on commence à pouvoir parler de la faillite et des crimes du régime communiste roumain. L’Institut pour l’investigation des crimes du régime communiste roumain, par Marius Oprea, Directeur de l’Institut, historien et Conseiller d’Etat pour les questions de Sécurité nationale roumaine. 

Joëlle Kuntz (Le Temps) fait part des sténogrammes des dernières réunions de Ceausescu. Révolution? Une conspiration? Un putsch? en fait un coup d’Etat qui a fait un millier de morts.

Mémorial pour les victimes du communisme à Sighet

Enfin, la condamnation des crimes du régime communiste roumain s'est manifestée pas seulement par des discours, mais a permis la réalisation d'un musée-mémorial dans la prison de Sighetu Marmatei avec un site Memorial de Sighet . Le Président au mémorial des Victimes du communisme. Il y avait pourtant aussi des prisons à Bucarest… Le mercredi 3 août 2005 a eu lieu l’inauguration du Mémorial de Sighet, événement totalement oublié par la presse suisse qui pratique, comme d'habitude, l'amnésie active méprisant les victimes du communisme!

Enfin, le 18 décembre 2006, au nom de l’Etat roumain, Traian Basescu a également demandé “pardon à tous ceux qui ont souffert et à leurs familles”, et il a exprimé son “regret” et sa “compassion” pour les victimes de la dictature communiste. Teodor Maries espère que les «criminels de décembre 1989» soient enfin déférés en justice. «Sinon, la condamnation du communisme resterait uniquement un geste symbolique».

roumanie sighet

Sighet, au sud-est de la ville
d'Ujgorod, à 5 km de Rakhiv;
le centre géographique de l'Europe.
Tout un symbole!

memorial sighet

La machine à terroriser le peuple nécessaire au maintien du régime communiste détesté

2010: Les archives de la Securitatae enfin accessibles aux victimes de la dictature communiste Pour la première fois en 2000, un procès a été instruit en Roumanie contre un ancien responsable communiste, le colonel Gheorge Craciun, ancien officier de la police secrète (Securitate) accusé de la mort de 216 prisonniers politiques clairement identifiés, dans des conditions atroces, à la prison de Aiud, dont il fut le directeur de 1958 à 1964. Sur l’élimination des opposants roumains, lire le poignant ouvrage de George Dumitresco, “L’Holocauste des âmes,: accessible sur internet, relation inopportune d’un crime contre l’humanité, Librairie du Savoir). Dumitresco, victime a réussi à survivre et à témoigner des méthodes pour briser les opposants, processus décrit par Irina Talaban dans “Le Christ s'est arrêté à Petesti”. Tout aussi important, le témoignage de Dan Dumitrescu: A la différence de divers experts occidentaux dans le domaine de l'information ayant trait aux problèmes du communisme, j'ai eu la "chance" de subir pendant trente-quatre ans (de 1948 à 1982) la sinistre politique expérimentale, menée "scientifiquement", par des adeptes inconditionnels de la "démocratie socialiste", le cheminot Gheorghe Gheorghiu-Dej et le cordonnier Nicolae Ceaucescu. Il remonte aussi à la surface la période de Ion Antonescu en partie réhabilité.

Révélant la tromperie de tout régime communiste, l'événement tragi-comique : L’incroyable hold-up de la banque communiste. Il ne s'agit pas des hold-up habituels fait par Lénine, Staline pour assurer “leur train de vie prolétarien”, mais d'un vrai rendu possible par ce nombreuses complicités!

Informations complémentaires à:
  1. Comité de la lutte contre le communisme Procès du communisme, site malheureusement seulement en roumain.
  2. A signaler que le “Memorialul Victimelor Comunismului si al Rezistentei” qui existe depuis 1992 et qui gère également un“ Centrul International de Studii asupra Comunismului”, a traduit en français et en anglais son site très intéressant. Memorial victimes communisme. La Bibliothèque Sighet a maintenant plusieurs ouvrages en français dont:
    - “Les années 1954-1965 : Flux et reflux du stalinisme”.
    - Histoire orale: Courtois à Sighet
    - “Les Annales Sighet. Les années 1949-1953 : Les mécanismes de la terreur”
    - L'Heure d'histoire. Chronologie et géographie de la répression communiste en Roumanie. Le recensement de la population concentrationnaire (1945-1989).
    Tous à commander au Memorial victimes communisme
  3. AveniRoumanie, Ion Ganea Arges vice-président, 1 rue Faller, 1202 Genève. ganearges@hotmail.com Cette ONG tente d'améliorer la formation professionnelle en Roumanie.
  4. A Freiburg in Brisgau (Allemagne), un centre d'archives de la résistance par les exilés qui fonctionne depuis près de 60 ans (1948), depuis que la Roumanie après avoir été "libérée" par l'armée rouge est devenue une “démocratie populaire”, pays “frère” de l'Union soviétique.
  5. Le revue “Caminul Românesc
    rédacteur Dan Ottiger Dumitrescu
    ch. de Kybourg 27, 1700 Fribourg

    caminul.rom@hotmail.com

    Le no 4 de décembre 2009 a été consacré au 20e anniversaire de la chute du tyran, sous le titre de “Espoirs et réalités”. .Ma contribution dont les liens sur ces pages ont été omis…


Curieusement, on oublie systématiquement le rôle d'Anna Pauker?

roumanie communisme pauker
Illustré no 46, du 3.11.1947


05.06.2009. Le Conseil fédéral a conçu le projet d'un crédit-cadre pour la contribution à l’élargissement en faveur de la Bulgarie et de la Roumanie. La contribution de la Suisse à la réduction des disparités économiques et sociales se monte à 257 millions de francs au total, répartis sur cinq ans. Espérons que cela profitera à la Roumanie!

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