In memoriam: Hongrie 1956-2006

Le 50e anniversaire du soulèvement fut étouffée par le gouvernement socialiste
1956: la tentative d'établir la démocratie fut écrasée par les dirigeants socialistes: la Hongrie devait rester une colonie de l'impérialisme soviétique!
Le Parti suisse du Travail et la Voix ouvrière montrèrent, à nouveau, leur nature de larbin de Moscou se désolidarisant du peuple hongrois. On ne peut servir à la fois le peuple et son bourreau.

Au printemps 1956, suite à la dénonciation, fin février, par Nikita Krouchtchev lors du XXe congrès du parti communiste soviétique d'une partie des crimes de Staline, une lueur d'espoir naît dans le démocraties populaires et aussi en URSS. Mais ces belles paroles n'empêcheront l'intervention soviétique suivie d'une répression sanglante, tout cela sur les ordres du même Krouchtchev, 9 mois après. Aprés Berlin en 1953, peu après la mort de Staline, avant le printemps de Prague en 1968, et les autres massacres occultés, la tragédie de la Hongrie démontre que socialisme et démocratie sont totalement incompatibles. Et ce ne sont pas les Cubains qui diront le contraire!

L'intervention soviétique présentée comme un aide d'un gouvernement face à une soi-disante contre-révolution causa plus de 3'000 morts et 20'000 blessés Hongrois. De plus, le nombre de morts et celui des arrestations massives par le KGB demeurent inconnu. Du côté soviétique, il y aurait eu 700 morts et 1'600 blessés.

Un des facteurs qui met le feu au poudre, la volonté de la femme de Rajk de réclamer la réhabilitation de son mari fusillé. Ce mouvement, commencé après la dénonciation au XXe congrès des crimes de Staline, enfle pour créer des manifestations en octobre.

Rajk, larbin de Staline, a été jugé et liquidé par son maître en 1949. La soviétisation de la Hongrie se fait après avoir liquidé les "fascistes" et autres "réactionnaires", comme Szalasi (photo de droite). Et cette mainmise coloniale de l'URSS viole les accords de Yalta, mais les Américains laissent faire: ces "champions de la liberté" n'interviendront pas plus pour aider le peuple hongrois.

La soviétisation de l'Europe de l'Est se fit avec la complicité des "intellectuels et artistes" du Mouvement de la Paix comme Picasso, Montand, Signoret, etc… Combien de déportés, de fusillés, de procès truqués, combien de millions de victimes que ces "intellectuels et artistes" ont refusé d'aider?

Pour comprendre, un excellent article d'Historia de Rémi Kauffer: «L'insurrection hongroise de 1956 a-t-elle réellement pris de court le grand frère russe l'obligeant d'abord à se replier, puis à envoyer ses chars ? »

Une autre des causes: l'emprisonnement du cardinal Mindszenty et la répression contre l'Eglise catholique. Libéré après 8 ans d'emprisonnement, le cardinal avec les insurgés hongrois qui l'ont libéré le 30 octobre 1956.

L'imposition du communisme en Hongrie, une double colonisation à la fois par le parti hongrois et celui de l'Union soviétique, le premier étant le gouvernement fantôche assurant la main mise du second. La libération par l'Armée rouge, une sanglante tromperie qui permet la colonisation de la Hongrie. L'article de Wikipédia décrit précisement la méthode d'imposer contre le peuple le communisme, par le sang et les larmes, au moyen de la tactique du salami usée par Mátyás Rákosi qui prendra la place de Rajk fusillé en 1949. Les politiciens exécutés le sont publiquement pour montrer qui tient le couteau par le manche, c'est-à-dire Staline et le PCUS. A noter que ces meurtres n'ont jamais provoqué des manifestations des intellectuels de gauche servant Staline et la “paix soviétique” comme Picasso, Eluard, Sartre, Aragon et des milliers d'autres. Une solidarité à deux vitesses, sans doute! Evidemment la Guerre froide n'est causée que par l'impérialisme américain, le social-impérialisme soviétique n'étant qu'une calomnie. En 1947, après l'exécution de Pestkov en Bulgarie, Giorgy Donath a été pendu en Hongrie. Ferencz Nagy, ancien premier ministre de Hongrie, réfugié aux Etats-Unis, décrit les méthodes utilisées par les Soviétiques pour conquérir le pays de l'intérieur.

hongrie 1956 La cause du peuple et les ennemis du peuple

Voilà ce que fait le peuple quand il peut règler les comptes avec le «parti du peuple» comme se prétend de manière totalement fallacieuse le parti communiste! La preuve: le peuple hongrois coupe du drapeau le symbole de l'oppresseur et de l'exploiteur, le marteau et la faucille du parti communiste de l'Union soviétique.

Après la Russie de 1917, le bolchévisme a réduit en esclavage les peuples de Russie, ceux de l'Ukraine, de Géorgie, d'Arménie, les Etats baltes, la Moldavie, la Bessarabie, Finalande, puis après la Seconde guerre mondiale; Hongrie, Allemagne de l'Est, Pologne, Bulgarie, Tchécoslovaquie, Roumanie, la Yougoslavie a été manquée.

Des photos montrent l'ampleur de l'explosion de la révolte des Hongrois contre le gouvernement collabo, fantôche de Moscou, contre le pseudo état au service du peuple, contre l'imposture fondamentale des communistes d'être le parti des ouvriers et des paysans.

Remarque: Il ne s'agit pas ici des socialistes des pays non communistes qui font semblant de s'intéresser aux "plus faibles" et autres "démunis", dissimulant ainsi sous de "beaux sentiments" leurs ambitions forcenées pour le pouvoir et la richesse. Ces individus vivent dans les beaux quartiers et ne croisent jamais le peuple sauf pour faire des photos, ce sont les millionnaires à la rose et les rentiers de l'état cumulards de nombreux postes et fonctions!

Hongrie 1956-2006

Novembre 2006, la commémoration est sabotée par le gouvernement socialiste composé de communistes défroqués, héritiers directs des bourreaux du peuple hongrois. Le premier ministre ne peut plus compter sur les chars des frères soviétiques, mais sur l'hypocrisie de l'Internationale socialiste et son réseau mondial d'agents pour occulter les faits. Conspué pour avoir fait des promesses qu'il savait ne pas pouvoir tenir, le premier ministre socialiste use de tous les moyens pour se maintenir.

Les "événements de Hongrie" vu par la "Voix ouvrière"
Les "événements de Hongrie", expression visant à occulter la réalité de l'agression par l'URSS d'une "démocratie populaire", autre expression tout aussi mensongère pour qualifier les dictatures socialistes au service du Kremlin, chronique vue par la "Voix ouvrière", la voix de Moscou en Suisse. Ce quotidien, organe du Parti Suisse du Travail, succursale helvétique du parti communiste de l'Union soviétique, tangue plusieurs semaines afin de cacher la réalité et protéger le but de la propagande communiste: cacher la réalité du fait que les communistes sont les vrais ennemis du peuple.

Hongrie 56: les enfants otages Après l'écrasement de la révolution de 1956, de nombreuses familles ont été divisées par l'exode. Le CICR s'est efforcé d'intervenir pour elles. Avec des succès comptés. Le Temps, Sylvie Arsever, 18 août 2005

Ce soir, nous sommes tous Hongrois. Une des rares ayant lieu en Suisse: Commémoration du 50e anniversaire de la révolution hongroise de 1956. Le conseiller national Claude Ruey, le 23 octobre 1956.

Hongrie 1956: une nouvelle fois, le masque tombe.
La répression sanglante de la révolte populaire par l'Armée rouge du frère soviétique, ce nouveau crime firent ouvrir enfin les yeux à quelques uns. Mais la majorité continueront à croire au mensonge socialiste qui promet le paradis aux travailleurs (les autres sont déportés, exilés ou le plus souvent liquidés) et engendre que misère et terreur.

Les photographies sont, pour la plupart, reprise de NRH qui a consacré son numéro 27, novembre-décembre 2006, à "1956: Budapest, Alger, Suez" avec de nombreux articles très intéressants.

Hongrie 1956 documentaire de Mark Kidel
Arte 18 oct 2006 20H40
Octobre 1956, pendant 13 jours le peuple de Budapest croit qu'il a réussi à se libérer du joug communiste. Le 4 novembre, les troupes soviétiques répriment dans le sang. 10'000 morts? Sans réactions de l'Occident à part accueillir des dizaines de milliers de réfugiés. Les USA ont fait croire qu'ils défendraient la liberté des pays sous le joug soviétique mais, quand les massacres ont commencés, ils n'ont rien fait.


Tout est bon pour prendre le pouvoir, y compris le sang du peuple!

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