Birmanie: de l'Union birmane à République socialiste de l’Union birmane

Le désastre fait, le parti se dissout et ne reste qu'une junte

Une nouvelle fois, le socialisme signifie fin de la démocratie, une économie étatisée (donc la pauvreté généralisée) et la négation des Droits de l'Homme. C'est le cercle vicieux du socialisme: des réformes apprauvissent le pays, les gens veulent se révolter, mais l'appareil répressif (police, armée et propagande) doit sans cesse augmenter sa poigne. Tout cela produit une nouvelle bourgeoisie qui s'enrichit et mène la belle vie face à un peuple survivant dans la misère et la peur. Encore une victoire du progressisme socialiste.

4 octobre 2007: Le triste retour à la normalité après un bref moment de liberté. Pendant que l'ONU fait semblant de faire quelque chose, son émissaire Ibrahim Gambari va faire un rapport et du temps qu'il soit écrit, la junte aura terminé de "neutraliser" ceux qui ont osé défier son pouvoir. Quelle hypocrisie! Faire semblant de faire quelque chose est encore pire que de ne rien faire!

Septembre 2007: Pour casser la rébellion de safran, la junte a fait tiré pour vider les rues. Ainsi la répression peut se poursuivre discrètement. Officiellement, il y aura une dizaine de meurtres et …

La Birmanie est maintenant en quarantaine, quarante ans après le début de la voie birmane au socialisme, début de tant d'exactions et de crimes. Mieux vaut tard que jamais. Un article révèle le politiquement correct actuel: on fait l'apologie de Aung San Suu Kyi, chou-chou des progressistes, mais il n'y a plus une seule référence au socialisme, la politique qui a pourtant conduit la Birmanie dans la pauvreté et la dictature.

La mort de Ne Win passe inaperçue et n'aura pas d'impact (AFP, 6 décembre 2002). Le nonagénaire, qui a régné d'une poigne de fer à Rangoun de 1962 à 1988, est mort jeudi et a été incinéré quelques heures plus tard, lors d'une cérémonie bouddhiste simple et rapide à laquelle n'assistait aucun des hauts responsables de la junte, dont certains lui doivent leur ascension. Ne Win, ou l'impasse de la "voie birmane vers le socialisme"

La résistance Karen en Birmanie dont la guérilla est la plus vieille du monde: depuis 59 ans, les Karens luttent pour leur identité.

Brève chronologie de la voie birmane au socialisme. Pour une chronologie plus complète.

Après une indépendance obtenue en 1948, la vie parlementaire se déroule normalement jusqu'au 2 mars 1962 Ce coup d'état commence 26 ans de voie birmane vers le socialisme qui engendre pauvreté et révoltes réprimées.

En 1964, le Parti du programme socialiste birman (BSPP), devient parti unique qui, en 1966, nationalise l'économie jusqu'au marché de détail.

1969 Echec complet d'une économie basée sur un système de coopératives.

3 janvier 1974 : La Birmanie devient la République socialiste de l’Union birmane dont le drapeau porte 14 étoiles identiques correspondant à de simples divisions administratives gravitent désormais autour d’un symbole « socialiste » – une gerbe de riz et une roue dentée signifiant l’union des paysans et des ouvriers.

Mars-septembre 1988 : La majorité de la population rallie l’opposition au régime socialiste. Le général Ne Win démissionne le 25 juillet et se voit remplacé par Sein Lwin.

15 septembre 1988 : Le Parti socialiste annonce son autodissolution.

Ensuite, la dictature continue, la pauvreté, la corruption et la répression aussi. Une fois de plus, la construction du socialisme engendre dictature et pauvreté.

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