Quand Lénine était lecteur à la BPU

Non seulement le "grand" homme a vécu à plusieurs reprises à Genève en1895, 1900, de 1903 à 1905 et en 1908. Il y écrivit "Les Tâches des social-démocrates russes (1898), "Un pas en avant, deux pas en arrière (1904)", "Deux tactiques de la social-démocratie dans la révolution démocratique " (1905), "Matérialisme et empiriocriticisme " (1908). En plus il dirigeait les journaux Iskra, Upériod et Proletari. Lénine vivait à Genève comme un coq en pâtes, luttant pour imposer son influence sur le mouvement social-démocrate russe et organisant les bolchéviks. Sous ce prétexte, la Ville de Genève a mis en place en 2006 une exposition ambigue sur le "grand" homme.

Une lettre de protestation a reçu la réponse de style "hémiplégie de gauche" de Patrice Mugny., conseiller administratif de la ville de Genève en charge des afffaires culturelles. Si la ville de Lausanne organisait une exposition analogue sur Bénito Mussolini qui y a séjourné, il est certain que cela soulèverait l'indignation de M. Mugny. Toujours deux poids, deux mesures…

Encore un double contre-exemple où la Suisse, voulant favoriser des activistes anti-monarchistes, a aidé des réfugiés qui ont agi, depuis la Confédération helvétique, pour engendrer des régime encore bien pires. Et cette inconscience à accepter tout réfugié même des assassins du Rwanda a continué, après Lénine et Mussolini! Lénine et Mussolini ont vécu à la même époque à Genève et ont dû même se croiser le 18 mars 1904, à la salle du Handwerk, 4 rue du Mail, pour une commémoration de la Commune de Paris. Lénine y fit sa première conférence le 11 novembre 1902.

La déclaration de Lénine adressée au président du comité de la "Société de lecture" situé Grand'Rue 11, Genève, le 14 décembre 1908.

Le parallèle Lénine (membre du PSS) à Genève et Mussolini (sans doute aussi membre du PSS?) à Lausanne.

Article de presse de «La Suisse» du 10 avril 1970: Lénine est né il y a 100 ans. C'est par une affiche de «La Suisse» qu'il apprit la révolution de 1905 dans son pays

Le nouveau quotidien du 4 juillet 1990. Ouvrir un Musée Lénine à Genève? Ce serait une bonne idée pour autant qu'il informe sur le vrai Lénine, le fossoyeur du printemps démocratique russe de 1917, l'artisan de la dictature du prolétariat qui a créé en fin 1917, la Tchéka. Mégalomane psychotique, imbu de lui-même, il n'a eu de cesse d'étouffer la démocratie dans le parti, d'enlever tout pouvoir au soviets, et devant les révoltes, massacres et déportations comme à Kronstadt, en mars 1921, 50 ans après la Commune de Paris très exactement. Lénine a étouffé le mouvement démocratique pour tranformer la Russie en prison où toute opposition est liquidée par tous les moyens. En mars 1922, la terreur pour liquider l'Eglise orthodoxe. Staline a pu continuer la tragédie parce que l'état fondé par Lénine le permettait.

L'effondrement de l'état fondé par Lénine a empêché ses adorateurs de réaliser un musée à sa gloire. De plus, l'ouverture des archives a permis de connaître la véritable action de Lénine, qui ne coïncidait pas tout à fait au culte du chef des bolchéviks.

Les idiots utiles, faux démocrates comme tous les adorateurs de Lénine, ont pourtant persisté dans leur erreur et arrivent quand même à organiser une exposition en janvier 2006 sous le prétexte que Lénine avait été lecteur de la Bibliothèque publique et universitaire (BPU). En voici la présentation:

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Quand Lénine était lecteur à la BPU, Centre Ami Lullin

28 octobre 2005 - 8 avril 2006

La salle de lecture de la BPU à l'époque de Lénine. Détail d'une carte postale Jullien frères. BPU, CIG

S'il est un lecteur fameux dans l'histoire de la Bibliothèque de Genève, c'est à coup sûr Vladimir lIitch Oulianov, dit Lénine. Au cours de ses divers séjours dans notre ville, surtout dans les années 1903-1905, 1908 et 1916, son nom revient régulièrement dans les registres de la BPU. Il fréquente aussi la Société de lecture, ainsi que la bibliothèque du Parti ouvrier social-démocrate russe, alors installée à la rue de Carouge. Lénine, que ses années d'exil ont forcé à recourir aux bibliothèques publiques, a fasciné les bibliothécaires, ravis de pouvoir reconstituer les horizons livresques de cet homme de pensée et d'action qui a su en outre mettre à profit la tradition des imprimeries russes à Genève.

La BPU doit à Lénine d'être devenue une véritable "station" du pèlerinage léniniste, tout comme la Société de lecture. Aujourd'hui où l'aventure soviétique et les espoirs qu'elle avait fait naître sont passés de l'autre côté du miroir de l'histoire, il nous a semblé intéressant de revisiter ce "lieu de mémoire" en réunissant images et textes d'une époque. C'est enfin l'occasion pour la BPU de rendre hommage à Maurice Pianzola, décédé en octobre de l'année dernière, en rééditant la brochure qu'il avait consacrée en 1966 à Lénine à Genève et dont le succès ne s'est pas démenti depuis lors. (db)

http://www.ville-ge.ch/bpu/expos/f/lullin-2005-2.htm
© BPU Genève | 27.10.2005


Quelques documents exposés. La mauvaise qualité est due au fait de devoir photographier avec peu de lumière et à travers des vitrages.

La propagande à la gloire de Lénine doit toujours montrer comme il était proche du peuple alors qu'il vivait comme un bourgeois aux frais du parti. Documents: la rue de Carouge, le "Karoujka" des émigrés russes. Un article relatant des cinéastes russes et chinois sur la trace de leur idole.

La propagande à la gloire de Lénine même à Genève!?! Une plaque au No 3 Plantaporrêts et l'allocution du professeur Sven Stelling-Michaud.

"Du droit de la force à la force du droit" (1915). Une étude courageuse, en plein dans la guerre de 14-18, par le Prof. Edgard Milhaud. Lénine n'a pas dû la lire lui qui allait imposer sa dictature meutrière par un coup d'état tuant l'assemblée constituante démocratiquement élue!

Un article élogieux sur Lénine à l'occasion de la publication de livre de Maurice Pianzola. La photo montre la parenté idéologique de Lénine et Staline. A cette époque la propagande léniniste est si forte qu'on mentionne encore la légende du wagon plombé qui lui permis de traverser l'Allemagne. En fait, ce wagon était doré au sens de plein d'or qui permis à Lénine de fomenter son coup d'état d'octobre appelé malhonnêtement "Grande révolution". En reconnaissance de l'appui de l'Allemagne qui était alors en guerre contre la Russie, Lénine fait cesser les hostilités sur le front de l'est et fait signer la paix de Brest-Litovsk, permettant ainsi à l'Allemagne de redéployer ses troupes sur le front de l'ouest. Avec un appareil de propagande efficace pouvant compter sur de nombreux idiots et d'agents bien payés, la légende du wagon plombé servit à occulter le fait que Lénine a agit comme un agent de l'Allemagne, trahissant son propre pays. Encore de la propagande pour Lénine par Piazzola, André Bonnard et Sven Stelling-Michaud.

Kolokol, la cloche, la première revue russe publiée dès 1870 à Genève.

Association des Amis du musée Lénine: elle écrit à M. Christian Grobet, conseiller d'Etat en charge des Travaux publics, marxiste notoire, pour demander la pose d'une plaque commémorative sur l'immeuble, 3 rue de la Tannerie.

Une publication de Lénine de 1904 déposée à la BPU.

The USSR society of bibliophiles: "Lénine dans la Société de lecture"1988.


Le réseau léniniste en Suisse: la BPU fait une exposition sur Lénine, ce qui entraîne une série sur Lénine par la RSR, un documentaire sur la TSR, et quelques articles dont celui de "La Liberté" qui donne la parole à l'écrivain Michel Buenzod, auteur de «Moi Lénine» (Ed. Cabédita, 1999). Quant à "La Liberté", elle ne rappelle pas l'action anti-démocratique de Lénine. On y trouve la mauvaise foi habituelle de tout communiste et la "naïveté" du journaliste!

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